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    Europe

    Les Suisses refusent de travailler moins et votent tous azimuts

    media Les Suisses ont refusé, par référendum, d'augmenter la durée de leurs congés payés fixés à un mois, le 11 mars 2012. getty/Ingolf Pompe

    Non, merci. Consultés sur la proposition des syndicats de rajouter deux semaines aux quatre de congés payés annuels dont ils disposent, les Suisses ont tranché : un mois de vacances, cela suffit largement. Mais pour les « votations » de ce dimanche 11 mars 2012, selon l’expression helvétique, les Suisses étaient appelés à se prononcer sur bien d’autres sujets fédéraux, cantonaux ou municipaux.

    On peut être voisins et profondément différents. Si pour les Français, cinq semaines de congés payés représentent depuis 1982 le minimum, du côté de l’opulente Suisse, les salariés doivent se contenter de moins. Les Suisses travaillent en effet en moyenne 42,4 heures par semaine (35 heures en France) et bénéficient de 20 jours ouvrés de congés payés. Les jours fériés varient d’un canton à l’autre, mais il y en a généralement entre 8 et 9. 

    Ce qui fait un total bien mince d’un point de vue hexagonal. De plus, imaginez ne serait-ce qu’un instant, le résultat si on consultait les Français par référendum pour leur demander : « Voulez-vous une (ou deux, tant qu’on y est) semaines de plus de congés payés annuels ? »… Il y a gros à parier qu’on atteindrait un score à faire blêmir bien des potentats.

    Pour les Helvètes, qui ont cette particularité d’être consultés régulièrement, le travail rime plus que jamais avec bonheur et prospérité. A tel point que quelques jours de vacances en plus les font reculer. Les résultats de la consultation populaire, qui a été initiée par l’organisation syndicale Travail.Suisse, le montrent : la proposition a été rejetée par 67% des votants, selon des résultats encore partiels. Ce sont donc à peine 30% des Suisses qui pensent que plus de vacances serait une bonne chose.

    Pourtant, Travail.Suisse a démontré ces dernières semaines qu’un tiers des actifs souffre du stress au travail et que cela coûte cher. « En Suisse, une personne sur deux souffre de douleurs dorsales, arrive de moins en moins à venir à bout de la pression et doit s’arrêter de travailler plus ou moins longtemps pour des raisons psychiques », affirme sur son site l’organisation qui regroupe 170 000 travailleurs. De plus, Travail.Suisse note que la productivité s’est accrue en Suisse de 20% entre 1992 et 2007 alors que les salaires, eux, n’ont progressé que de 4,3% au cours de la même période. Il est plus que temps, pense-t-elle, de compenser les efforts des salariés.

    Chômeurs et malades comme les Français

    Cette démonstration n’est guère partagée. Même une partie de la gauche s’est désolidarisée de l’initiative alors que le Parlement comme le Conseil fédéral (gouvernement) préconisaient de voter non. Sans surprise, la droite comme le patronat et les milieux économiques mettaient en garde contre le péril que ferait courir à l’économie helvète, les deux semaines de congés supplémentaires. Délocalisations, surcharge de travail, augmentation du chômage constituaient selon eux les nouvelles plaies d’Egypte qui guettaient la prospère confédération helvétique.

    Et l’organisation patronale EconomieSuisse n’a pas eu à chercher bien loin pour montrer les effets nocifs d’une telle mesure. Le contre-exemple de la France et son cortège de chômeurs, ses 35 heures et le temps libre qui n’ont « pas apporté grand-chose » au pays si ce n’est que « les Français se font porter pâle deux fois plus souvent (8,5 jours) que les Suisses », a ainsi été largement cité sur tous les tons à qui voulait bien l’entendre.

    Manifs, résidences secondaires et loteries 
     

    De fortes amendes pourront être infligées aux organisateurs même s’ils ne sont pas responsables des dégradations

    Genève choisit d'encadrer plus sévèrement le droit de manifester 11/03/2012 - par Laurent Mossu Écouter

    Une autre consultation, cantonale celle-là, portait sur le droit à manifester. Le texte durcit la loi sur les manifestations ; il permettra désormais, puisqu’il a été approuvé par 53% des Genevois, de sanctionner plus sévèrement les organisateurs en cas de débordements, en dépit de critiques à l'ONU dont le siège européen se trouve à Genève. Par ailleurs, à Zurich cette fois, le peuple s’est aussi prononcé largement en faveur de l'aménagement d'une « place de la prostitution », avec des box pour les voitures des prostituées en dehors du centre-ville.

    Les Suisses ont également voté sur la limitation à 20% du nombre de résidences secondaires sur chaque commune. Le projet qui était présenté par l’association Helvetia Nostra de l’écologiste Franz Weber a été approuvé de justesse par 50,6% des voix. Le nombre de résidences secondaires augmenterait chaque année de 5 000 unités par an dans les régions touristiques des montagnes.

    Les Suisses ont approuvé très largement cette fois, à 87%, le référendum proposant que les bénéfices issus des loteries et des paris sportifs soient intégralement dévolus à des buts d'utilité publique, alors que les casinos versent déjà un impôt à l'Etat, qui le reverse à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité.

    Autre volet, le prix fixe du livre qui a été instauré par le Parlement le 18 mars dernier, est maintenant contesté par des milieux libéraux qui ont voulu soumettre la question à la population. Suite au vote de ce dimanche, les Suisses ont tranché : à 56,7% ils se sont dits favorables à un retour du prix libre pour les livres. 

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