Espagne - 
Article publié le : jeudi 29 mars 2012 à 13:31 - Dernière modification le : jeudi 29 mars 2012 à 15:12

La grève générale très suivie en Espagne

Manifestation à Madrid contre la réforme du marché du travail annoncée par le gouvernement, le 29 mars 2012.
Manifestation à Madrid contre la réforme du marché du travail annoncée par le gouvernement, le 29 mars 2012.
REUTERS/Juan Medina

Par RFI

Grève générale en Espagne ce jeudi 29 mars 2012 : le pays fonctionne donc au ralenti. Des manifestations sont prévues dans plusieurs grandes villes pour protester contre les mesures d'austérité du gouvernement de Mariano Rajoy et plus particulièrement contre la réforme du marché du travail envisagée. C'est la première grande mobilisation depuis le retour de la droite au pouvoir et le mouvement est très suivi.

Avec notre correspondante à Madrid, Diane Cambon

Tony Ferrer

Porte-parole du syndicat espagnol UGT.

L'industrie est déjà complétement paralysée, qu'il s'agisse de la sidérurgie, de l'automobile ou de la chimie. La grève est suivie également dans les services.

 

29/03/2012 par Daniel Vallot

Cette grève générale, la première contre le gouvernement conservateur espagnol, est largement suivie dans le secteur industriel mais aussi dans les transports qui fonctionnent avec le service minimum. En revanche, les commerces sont dans l’ensemble ouverts malgré les piquets de grève qui ont essayé de bloquer l’accès aux boutiques.

Cette grève générale, la huitième depuis la mort du dictateur Franco, entend forcer le gouvernement conservateur à revenir sur sa récente réforme du marché du travail. Or cette protestation semble vouée à l’échec. Ce jeudi matin, le ministre de l’Economie Luis de Guindos a assuré que la réforme n’allait pas être changée d’un iota même si la grève était un succès.

La contestation survient dans un climat économique tendu. Vendredi, le gouvernement va présenter le budget annoncé comme l’un des plus austères de la démocratie. L’objectif est de réduire les dépenses publiques de 35 milliards d’euros. Et Madrid s’est engagé, selon les exigences de Bruxelles, à ramener son déficit public de 8 à 5,3% du PIB et ce malgré la rébellion sociale de plus en plus forte.

tags: Crise économique - Espagne
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