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    Nikolic, un nationaliste «recentré» à la tête de la Serbie

    media Le nouveau président serbe Tomislav Nikolic, élu dimanche 20 mai 2012. REUTERS/Marko Djurica

    C’était la troisième fois qu’un second tour opposait les mêmes finalistes, et le nationaliste a cette fois-ci créé la surprise, ce dimanche 20 mai 2012, en battant le président sortant. Tomislav Nikolic a obtenu 50,21% des voix contre 46,77% pour le démocrate Boris Tadic.

    Ce lundi matin à Belgrade, la « Serbie démocratique » avait la gueule de bois. Nombre d’électeurs, décidés à « punir le Parti démocratique (DS) », ont en effet choisi de s’abstenir ou de déposer un bulletin blanc dans l’urne.

    Sur les réseaux sociaux, des mouvements comme les très actifs Anonymous de Serbie avaient même lancé un « concours de bulletins nuls », invitant les électeurs à « décorer » leur bulletin et à le prendre en photo. D’autres ont carrément choisi de voter pour Tomislav Nikolic, comme par exemple Vesna Pesic, figure historique des courants citoyens et démocratiques, qui dénonçait la corruption du DS au pouvoir depuis 2008, et la mise au pas des médias et de la justice.

    Cependant, personne ne croyait vraiment en la possibilité d’une victoire de Tomislav Nikolic, et son élection relève moins d’un vote d’adhésion que d’une volonté de sanctionner les sortants. La Serbie est en effet durement frappée par la crise économique, des licenciements massifs et les conséquences de privatisations qui ont surtout profité aux amis du pouvoir et à quelques entreprises étrangères.

    Le « gardien » de la maison radicale

    Le nouveau président, âgé de 60 ans, surnommé le « fossoyeur », car il fut autrefois directeur d’une entreprise de pompes funèbres, a commencé sa carrière politique au tout début des années 1990, en rejoignant le Parti radical serbe, l’extrême droite nationaliste.

    Tomislav Nikolic devient vite vice-président du parti, député au Parlement de Serbie, puis vice-Premier ministre de Milosevic. En 2002, après la « révolution démocratique », le chef des radicaux Vojislav Seselj prend la route de La Haye, inculpé de crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).

    C’est à Tomislav Nikolic que revient alors la lourde tâche de « garder la maison radicale » et d’organiser le soutien à l’accusé Seselj. Le Parti radical obtient ses plus grands succès électoraux dans les années 2000, en incarnant une opposition résolue aux nouvelles élites démocratiques serbes, et en se posant en défenseur des exclus de la « transition ».

    « Président de tous les citoyens »

    Le parti restait cependant toujours bloqué sous le plafond de 30% des voix. En 2008, Tomislav Nikolic, appuyé par son bras droit Aleksandar Vucic, décide alors de rompre avec la tradition du radicalisme et de créer une formation « recentrée », le Parti progressiste serbe (SNS), qui se présente comme « conservateur et pro-européen ». La stratégie a été couronnée de succès.

    Du coup, les différences idéologiques entre les principales formations politiques serbes se sont beaucoup atténuées. La scène politique serbe n’est plus coupée en deux par un fossé séparant les démocrates et les nationalistes. Le SNS comme le DS partagent officiellement le même credo, basé sur deux axiomes : la défense de la souveraineté serbe sur le Kosovo et la poursuite de l’intégration européenne du pays.

    L’élection de Tomislav Nikolic n’entraînera donc pas forcément de grands changements.
    Constitutionnellement, le président a des pouvoirs très limités, même si Boris Tadic outrepassait les limites de sa charge, en jouant de son autorité politique, puisqu’il cumulait les charges de chef de l’Etat et de président du Parti démocratique. Au contraire, Tomislav Nikolic s’est engagé à renoncer à la direction du SNS, promettant d’être le « président de tous les citoyens ».

    Tout reste possible

    De surcroît, les grandes tractations ne font que commencer pour la formation d’un gouvernement, ni le SNS du nouveau président ni le DS n’ayant la majorité suffisante. Le Parti socialiste de Serbie (SPS), l’ancienne formation de Slobodan Milosevic, se retrouve plus que jamais en position d’arbitre et entend bien monnayer au plus fort prix possible les 15% obtenus lors des élections législatives du 6 mai.

    Toutes les combinaisons sont donc possibles et les tout-puissants oligarques qui contrôlent l’économie serbe et avaient joué un rôle déterminant, en 2008, dans la formation d’une coalition entre le DS et le SPS, ne resteront certainement pas inactifs.

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