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Premier sommet européen pour François Hollande
Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 se sont réunis mercredi 23 mai à Bruxelles pour un dîner informel qui a duré plus de cinq heures. Au menu : la relance et la croissance dans l'Union européenne. Il s'agissait du premier sommet européen de François Hollande qui a pu se familiariser avec les contraintes de ce type de réunions.
Avec notre envoyée spéciale à Bruxelles
Le dîner a été riche. Non pas en mets, mais en paroles. C'est ce qui a d'abord surpris François Hollande, président fraîchement élu et nouvel hôte des grand-messes européennes. « Quand on se réunit à 27, les 27 parlent. Parce que quand 22 ont parlé, pourquoi cinq resteraient silencieux ? Et ils parlent avec des durées extrêmement variables. Certains peuvent donner leurs pensées en quelques minutes, d'autres, allez savoir pourquoi, prennent une partie de la nuit », a-t-il rapporté.
Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, patron de l'Eurogroupe, aurait été le plus bavard, murmure-t-on à Bruxelles. Car l'heure est grave. Les marchés sont inquiets, la menace d'une sortie de la Grèce de la zone euro n'est plus taboue et les Européens sont loin de partager les mêmes vues sur les moyens de relancer la croissance.
Mais François Hollande, qui doit encore se familiariser avec les us et coutumes bruxellois, pense avoir réussi, du moins sur la forme, son premier sommet européen. « Peut-être plus tard, quand j'aurai fait plusieurs conseils européens, je suggérerai d'autres méthodes, mais pour l'instant, je ne veux pas faire la leçon. Donc je me suis adapté. J'ai été plutôt bref dans mon intervention, mais j'ai été clair », a affirmé le président français.
François Hollande doit maintenant transformer l'essai et convaincre ses partenaires. Une opération bien plus délicate.
L’UE affirme souhaiter le maintien de la Grèce dans la zone euro |
Même si l’on n’attendait rien de concret de ce dîner informel, une déclaration a été publiée, dans laquelle les Européens affirment vouloir que la Grèce reste dans la zone euro, à condition bien sûr, qu’elle respecte ses engagements à l’issue des élections du 17 juin. Et c’est bien là que le bât blesse. Les pays membres de l’UE n’ont aucune garantie que les partis pro-européens grecs vont remporter ce scrutin. Du coup, sans le dire officiellement, les Européens se préparent au pire, afin de ne pas être pris de court au cas où une sortie de la Grèce de la zone euro serait inéluctable. Et François Hollande a eu beau affirmer mercredi 23 mai qu’il n’était pas informé d’un quelconque plan, il a également reconnu qu’il existe peut-être des lieux où cette question est évoquée. En tout cas, ne pas travailler à une sortie de la Grèce de l’Union monétaire, pourrait donner des armes supplémentaires aux spéculateurs qui depuis plusieurs mois déjà, attaquent la zone euro. |

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