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    Europe

    Les banques espagnoles à la dérive

    media La banque espagnole Caixa Catalunya, dont le siège est à Barcelone, figure parmi les banques ayant besoin d’être secourues en urgence. REUTERS/Albert Gea

    La crise de la dette semble avoir trouvé sa nouvelle victime. Après la Grèce, c'est à présent l'Espagne qui se retrouve dans le collimateur des marchés. Etranglé par les besoins financiers de ses banques et de ses régions, Madrid demande un sauvetage auprès de ses partenaires européens.

    Selon le quotidien espagnol El Mundo, quatre banques publiques auraient besoin d'être rapidement secourues. Il s'agit de Bankia, Caixa Catalunya, Nova Galicia et Banco de Valencia.

    Ces établissements nécessiteraient au moins 50 milliards d'euros d’argent frais pour être remis sur pied. Les besoins en refinancement des régions autonomes espagnoles ont atteint 35 milliards d'euros. Au total, le sauvetage des banques et des régions coûterait à l'Etat espagnol 85 milliards d'euros. Mais certains experts parlent déjà de 100 milliards d'euros, voir plus. Un montant que l'Espagne n'est pas en mesure de financer dans sa situation d’endettement actuelle.

    Une bulle qui n’en finit pas d’éclater

    Les problèmes des banques ont commencé avec l'éclatement de la bulle immobilière, en 2008. Avec la crise, elles ont accumulé des créances douteuses impossibles à liquider. Selon Fabrice Cousté, directeur général de CMC Markets France, les pertes des banques pourraient atteindre entre 220 et 260 milliards d’euros : « On estime entre 700 000 et 1 million de logements vacants en Espagne. Ils ne sont pas occupés, les loyers ne rentrent pas, les remboursements ne peuvent pas s’effectuer. Il faut calculer cela comme une perte sèche. Ce que refusent aujourd’hui les banques. Mais qui paraît inéluctable à échéance ».

    Mais toutes les banques ne se trouvent pas dans la même situation. Ainsi, l'Espagne possède trois banques privées internationalisées : BBVA, Santander et La Caixa. Ces institutions comptent s'approvisionner par leurs propres moyens, soit en faisant appel aux marchés, soit en procédant par la réduction de leurs bilans. En revanche, des caisses d'épargne pourraient demander l’aide publique. Et parmi ces établissements en difficulté, Bankia réclame le plus gros sauvetage de l'histoire du pays.

    Après avoir été partiellement nationalisée et avoir bénéficié d'une première injection de 4 milliards d'euros, Bankia aurait besoin de 19 milliards supplémentaires. Le sauvetage pourrait se faire par le biais du Fonds public d'aide au secteur bancaire qui ferait appel au marché en réalisant une émission obligataire. Mais cette opération repose sur la confiance des investisseurs. Et c'est justement ce qui manque à l'Espagne en ce moment.

    Vers un plan de sauvetage

    Les partenaires européens poussent l’Espagne à accepter le plan international de sauvetage. « C’est la fameuse troïka : l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le FMI, rappelle Fabrice Cousté. On a mis 100 milliard d’euros d’aide à la Grèce, mais l’Espagne est un pays beaucoup plus important. Le montant qui serait nécessaire pour venir en aide à l’Espagne serait de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros ».

    Mais alors que son pays est au cœur des inquiétudes des marchés, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, se refusait jusqu’à présent à solliciter l'aide des européens. Finalement, mardi 5 juin, devant le Parlement à Madrid, le Premier ministre espagnol a appelé l’Europe à soutenir son pays : « Le plus urgent pour nous, le plus important, c’est notre problème de financement, de liquidités et de soutenabilité de la dette ».

    Malgré ses difficultés, l’Espagne refuse d’être assimilée à des pays comme la Grèce ou le Portugal. Reste à définir les modalités de ce sauvetage des banques espagnoles.

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