Grèce / Zone euro  - 
Article publié le : mercredi 13 juin 2012 à 18:43 - Dernière modification le : mercredi 13 juin 2012 à 18:43

Antonis Samaras optimiste sur l'avenir de la Grèce dans la zone euro

En cas de victoire, Antonis Samaras (photo) se dit donc prêt à coopérer avec quiconque veut le maintien dans l'euro et l'amendement du programme de rigueur pour plus de croissance.
En cas de victoire, Antonis Samaras (photo) se dit donc prêt à coopérer avec quiconque veut le maintien dans l'euro et l'amendement du programme de rigueur pour plus de croissance.
Reuters/Yorgos Karahalis

Par RFI

L’Espagne a accepté l’aide financière du FMI, la France a désormais un président qui compte rajouter des mesures pour la croissance à la rigueur budgétaire : ces deux facteurs font naître un brin d'espoir en Grèce, pays menacé de naufrage économique et sociale. A quatre jours des élections législatives, cruciales pour le maintien de la Grèce dans la zone euro, le chef de file des conservateurs Antonis Samaras a donc fait part de son optimisme.

« Je pense que nous avons à gagner du fait que l'Europe change », a déclaré Antonis Samaras. Selon le chef de file du parti conservateur Nouvelle Démocratie, les évolutions en Espagne et en France donnent à la Grèce « plus de possibilités » pour renégocier le plan d’austérité dicté par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, plan que les conservateurs s'étaient pourtant engagés à respecter ensemble avec les socialistes du Pasok.

Mais face à la colère des Grecs, pris dans l’étau de la récession et du chômage, Antonis Samaras souhaite lui aussi désormais – comme d’ailleurs tous les candidats en lice – assouplir les conditions du plan de sauvetage. Au lieu des économies de près de 12 milliards d'euros prévues d'ici 2014, le candidat veut allonger le délai jusqu'en 2016.
Le chef de la Nouvelle Démocratie continue par ailleurs à se poser comme le garant du maintien de la Grèce dans la zone euro, seule option, selon lui, pour assurer « la stabilité » au pays et lui éviter « la catastrophe ».
En cas de victoire, Antonis Samaras se dit donc prêt à coopérer avec quiconque veut le maintien dans l'euro et l'amendement du programme de rigueur pour plus de croissance. 

tags: Crise économique - Grèce - Zone euro
Fiche Pays :
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(1) Réaction

Les messages se brouillent

Il y a deux semaines, les Grecs avaient le choix entre une coalition qui acceptait le mémorandum et des partis minoritaires qui le rejetaient.
Maintenant, ils ont le choix entre une coalition qui pense pouvoir le renégocier, une gauche radicale qui souhaite l'assouplir, un parti communiste qui veut quitter l'Europe et un parti nazi qui prône le repli sur soi.

Dans ces conditions, on peut comprendre qu'il soit difficile de faire des prédictions...

Pour savoir ce qui se passe en Grèce, depuis Athènes :
http://retoureneurope.blogspot.gr/

Fermer