GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 17 Août
Dimanche 18 Août
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
Aujourd'hui
Jeudi 22 Août
Vendredi 23 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Zone euro: l’Italie, nouvelle cible des marchés ?

    media La confiance des marchés regagnée en début d’année grâce aux mesures de rigueur du gouvernement de Mario Monti, ici le 12 juin, est désormais affectée. REUTERS/ Max Rossi

    François Hollande rencontre, ce jeudi 14 juin, dans la soirée à Rome, le président du Conseil italien Mario Monti. Au menu des discussions : la crise de la dette et la situation de l’Italie dont les taux d’emprunt sont en forte hausse.

    L’Italie, qui avait réussi à regagner la confiance des marchés en début d’année grâce aux mesures de rigueur du gouvernement Monti, est revenue dans la ligne de mire des spéculateurs. Les investisseurs redoutent les effets du ralentissement économique du pays entré en récession depuis fin 2011. Le pays a enregistré au premier trimestre une contraction de son produit intérieur brut (PIB) de 0,8% par rapport au trimestre précédent, selon les derniers chiffres de l’Istat, l’Institut national des statistiques. Deux raisons expliquent ce ralentissement de l’activité : la baisse de la consommation et celle des investissements.

    Cette faible croissance inquiète fortement les marchés. Qui dit récession, dit difficultés pour réduire sa dette publique. Une dette dont le niveau est élevé comme l’indique l’économiste Céline Antonin, spécialiste de l'Italie et de la zone euro à l'Office français des conjonctures économiques (OFCE) : « Le niveau élevé de la dette, rapportée au PIB, est le plus fort de la zone euro, hors Grèce. Il est attendu à 123,4% du PIB fin 2012. Or, Rome doit emprunter près de 240 milliards d’euros sur les marchés cette année pour refinancer sa dette ».

    Les taux italiens s’envolent

    Les valeurs bancaires italiennes sont malmenées sur les places financières et les taux d’emprunts à 10 ans sont repassés au-dessus de la barre symbolique des 6%. Il n’y a pas que sur le long terme, du côté des émissions obligataires à court terme, la situation est également critique, avec des taux à un an en forte hausse. Ce mercredi 13 juin 2012, l’Italie a levé comme prévu 6,5 milliards d’euros. Mais ces taux d’emprunt à 12 mois se sont inscrits à 3,9% contre 2,3% lors de la dernière opération similaire le 11 mai dernier.

    Ces mauvais indicateurs réduisent les marges de manœuvre du Premier ministre Mario Monti, qui a démenti avec vigueur les risques de contagion de la crise de la zone euro à son pays. « Je comprends que l'Italie ait pu être considérée comme un pays indisciplinée dans le passé, a déclaré le président du Conseil italien, mais maintenant elle est plus disciplinée que beaucoup d'autres pays européens ».

    Chômage en baisse

    Ce mercredi matin, devant les députés italiens, Mario Monti, s’est dit « très serein » dans cette phase cruciale et a mis en avant les points forts de la péninsule, à savoir « un déficit public et un taux de chômage inférieurs à la moyenne européenne », « une dette privée plus basse » et « des banques pour la plupart stables », car elles « n'ont pas financé la spéculation immobilière ».

    Les ménages italiens sont, en effet, beaucoup moins endettés que les ménages espagnols. L’Italie a également un déficit public largement inférieur à la moyenne européenne, il devrait reculer à 1,7% cette année et s'approcher de l'équilibre budgétaire en 2013. Mais pour l’économiste Céline Antonin de l’OFCE, le pays a également un atout de taille, la présence de Mario Monti : « Le président du Conseil italien a clairement montré sa volonté de restaurer l’équilibre des comptes publics à moyen terme et il s’est engagé dans une politique de croissance avec son programme croissance pour l’Italie. Par rapport aux années Berlusconi, c’est également un atout pour le pays ».

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.