Grèce / Politique - 
Article publié le : jeudi 21 juin 2012 à 03:59 - Dernière modification le : jeudi 21 juin 2012 à 09:11

Antonis Samaras va diriger un gouvernement de coalition en Grèce

Réunion de travail à Athènes autour du nouveau 1er ministre Antonis Samaras (C) avec les leaders du Pasok et du parti Dimar, le ministre des Finances sortant George Zanias et son possible remplaçant, Vassilis Rapanos, le 20 juin 2012.
Réunion de travail à Athènes autour du nouveau 1er ministre Antonis Samaras (C) avec les leaders du Pasok et du parti Dimar, le ministre des Finances sortant George Zanias et son possible remplaçant, Vassilis Rapanos, le 20 juin 2012.
Reuters/Yorgos Karahalis

Par RFI

La Grèce se dote enfin d’un gouvernement, dont la composition sera connue ce jeudi 21 juin 2012 au soir. Un accord a été trouvé entre le vainqueur des élections législatives de dimanche, le parti conservateur Nouvelle Démocratie, le parti socialiste Pasok, et un petit parti de gauche modérée, Dimar. Le gouvernement, conduit par le conservateur Antonis Samaras, sera dès ce jeudi représenté sur la scène européenne. Une réunion des ministres des Finances de la zone euro se tient à Bruxelles.

Avec notre correspondante à Athènes, Corinne Valois

 

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Pour arriver à ses fins, cet homme de 62 ans a toujours su naviguer habilement entre les courants…pour ou contre l’Europe, pour ou contre le nationalisme, pour ou contre une politique néolibérale.

 

21/06/2012 par Heike Schmidt

Les tractations vont se poursuivre à Athènes pour mettre des noms sur les portefeuilles ministériels mais déjà le Premier ministre, le conservateur Antonis Samaras, et son allié, le socialiste Evangelos Venizelos, ont annoncé la prestation de serment du gouvernement pour ce jeudi 21 juin.

On parle d’une formation composée de seize ministres et de douze secrétaires d’Etat, des hommes politiques de centre droit et aucun élu côté socialiste. La gauche démocratique, elle, se contentera de soutenir sans participation active.

Les trois partis qui appuieront le gouvernement se sont mis d’accord dès mercredi pour envoyer le ministre des Finances sortant à la réunion de l’euro-groupe car le temps presse : le pays, au bord de la faillite, attend un milliard d’euros qui devait arriver dans les caisses de l’Etat au mois de mai, mais qui – faute d’accord gouvernemental- ne sera finalement débloqué que ce vendredi 22 juin.

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Professeur en sciences sociales à l'Université d'Athènes

70 ou 80% des Grecs sont contre ces politiques d'austérité. Ils ont voté dans ce sens pour manifester leurs craintes. Les gens sont très en colère et ils vont l’être encore plus. Comme les hommes politiques ne veulent pas affronter cette colère, et bien, ils préfèrent de mettre des technocrates au gouvernement et les charger à poursuivre les mêmes politiques...

 

21/06/2012 par Heike Schmidt

tags: Crise économique - Grèce - Zone euro
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