Allemagne - 
Article publié le : mercredi 27 juin 2012 à 07:26 - Dernière modification le : mercredi 27 juin 2012 à 14:17

Allemagne : Merkel contre une mutualisation des dettes dans la zone euro

La chancelière allemande Angela Merkel opposée à la mutualisation des dettes en zone euro.
La chancelière allemande Angela Merkel opposée à la mutualisation des dettes en zone euro.
REUTERS/Thomas Peter

Par RFI

La chancelière allemande prévient qu'elle refusera la mutualisation des dettes « tant qu'elle vivra ». Angela Merkel a une nouvelle fois catégoriquement rejeté l'idée d'euro-obligations, devant les députés de sa coalition conservatrice-libérale. Berlin s'y oppose tant qu'il n'y aura pas «plus de contrôle» des finances des États de la zone euro. S'agirait-il d'un avertissement à François Hollande face à son insistance sur la question de la mutualisation de la dette et la mise en place d'eurobonds ? La chancelière allemande est à Paris ce mercredi 27 juin avec le président français pour préparer le sommet européen des 28 et 29 juin.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

« Nous vous souhaitons longue vie ». L’apostrophe de quelques députés libéraux à Angela Merkel n’était pas qu’une pure formule de politesse. Les intéressés, d’après différentes sources concordantes, saluaient par leur remarque les propos de la chancelière qui venait de déclarer : « Il n’y aura pas de mutualisation totale des dettes en Europe tant que je serai en vie ».

Une formulation qui peut surprendre. D’abord parce qu’Angela Merkel n’est pas connue pour ses sorties péremptoires. Ensuite, parce que la ligne officielle de Berlin était jusqu’à présent plutôt, il faut d’abord que les pays de la zone euro en difficulté assainissent leurs finances et que des contrôles plus stricts –voir le pacte budgétaire- soient mis en place pour éviter à l’avenir les dérives actuelles.

Une mutualisation des dettes, concrètement des emprunts communs à toute la zone ou encore euro-obligations, sont envisageables une fois ces étapes réalisées.

Le message clair lors d’une réunion non publique avait d’abord une finalité de politique intérieure. Mais les fuites constituent un avertissement indirect adressé à François Hollande, partisan d’une mutualisation de la dette, qu’Angela Merkel rencontre ce mercredi soir à Paris.

Les deux dirigeants vont préparer le Conseil européen de jeudi et vendredi. « Soyez patients, méthodiques », conseille le ministre français chargé des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve.

Bernard Cazeneuve

Ministre français délégué aux Affaires européennes

Nos priorités sont très clairement la croissance et l’emploi.

 

27/06/2012 par RFI

tags: Allemagne - Angela Merkel - France - François Hollande - Union Européenne
Fiche Pays :
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(1) Réaction

J'ai l'impression qu'on va

J'ai l'impression qu'on va vers les euro-obligations et que l'Allemagne ne peut pas raisonnablement l'empêcher. Peut-être pas pour ce sommet de juin, mais dans un an, lorsque Merkel sera réélue.
Il faut aujourd'hui à l'Allemagne défendre ses conditions d'acceptation des euro-obligations.

Elle est trop véhémente pour que ça ne cache pas quelque chose.

Fermer