Union européenne / Sommet - 
Article publié le : jeudi 28 juin 2012 à 06:46 - Dernière modification le : jeudi 28 juin 2012 à 09:30

Un nouveau sommet européen pour sortir de la crise et relancer la croissance

Les drapeaux des pays de l'Union européenne devant la principale salle de presse du Conseil à Bruxelles.
Les drapeaux des pays de l'Union européenne devant la principale salle de presse du Conseil à Bruxelles.
REUTERS/Francois Lenoir

Par RFI

La crise de la dette dans la zone euro sera au centre d'un nouveau sommet européen organisé à Bruxelles ces 28 et 29 juin. Alors que la situation est de plus en plus critique en Espagne, mais aussi en Italie, deux pays qui éprouvent les pires difficultés à trouver de l'argent sur les marchés financiers. Quelle sera la réponse des dirigeants européens ? Deux projets sont sur la table : un plan de relance économique jugé peu ambitieux, et des réformes structurelles qui continuent de diviser les Vingt-Sept.

Premier enjeu de ce sommet : la croissance, et les 120 milliards d'euros, qui pourraient être mobilisés pour tenter de relancer la machine économique européenne. Cette relance, c'est François Hollande qui a souhaité la mettre au coeur de ce Conseil européen.

La semaine dernière, le président français a obtenu gain de cause auprès de l'Italie, de l'Espagne mais aussi et surtout de l'Allemagne. Sur ce point, le sommet devrait donc aboutir - avec un bémol : pour les marchés comme pour les partenaires de l'Europe.

Ces 120 milliards, 1% seulement du PIB européen, seront sans doute insuffisants pour donner à l'Europe le coup de fouet nécessaire. L'autre enjeu de ce sommet - et là, les divergences risquent fort de l'emporter, ce sont les réformes structurelles que la zone euro devra engager dans les prochaines années. La France souhaite davantage de solidarité financière, l'Allemagne davantage de discipline et d'intégration politique.

En début de semaine, la feuille de route présentée par la Commission européenne en vue de ce sommet de Bruxelles a suscité les réticences à la fois de Paris et de Berlin - signe que les négociations s'annoncent difficiles.

Mario Monti, le chef du gouvernement italien s'est dit prêt à rester jusqu'à dimanche, si nécessaire, pour parvenir malgré tout à un accord.

François Hollande, président de la République française

Il y a eu des progrès concernant la croissance.

 

28/06/2012 par Tudor Tepeneag

Chaud et froid entre Paris et Berlin

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

« Un brise-glace qui tente un pas de deux ». Le titre d’un média allemand sur la visite de la chancelière, le mercredi 27 juin au soir à Paris résume bien l’ambiance de chaud et froid qui règne entre Paris et Berlin.

Mais le « brise-glace » Merkel n’était pas complètement étranger au refroidissement entre les deux capitales. En déclarant, le mardi 26 juin, qu’elle vivante, « les euros-obligations ne verraient pas le jour », en critiquant également peu diplomatiquement les propositions du président de l’Union européenne Herman Van Rompuy, faisant la part trop belle à une mutualisation des risques en Europe, Angela Merkel avait clairement posé les limites que l’Allemagne n’est pas prête à franchir.

Si les efforts pour plus de croissance permettent au président français François Hollande de sauver la face, si des progrès vers une union bancaire sont possibles, Angela Merkel reste réticente à une mise en commun des risques et des dettes dans la zone euro. Des réformes de structures avec des contrôles efficaces garantis par le pacte budgétaire restent pour la chancelière le préalable à toute mutualisation afin que celle-ci puisse se faire sur des bases solides, après avoir tiré les leçons du passé et corrigé les erreurs d’hier.

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