GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 18 Août
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
Mercredi 21 Août
Aujourd'hui
Vendredi 23 Août
Samedi 24 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Europe

    Sommet européen: un pas en avant très attendu

    media Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne, à Bruxelles, le 29 juin 2012. REUTERS/Eric Vidal

    Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne qui s'est clos ce vendredi 29 juin, n’a, cette fois, pas déçu. Les dirigeants européens ont pris des mesures plus fermes pour, d’une part, venir en aide à l’Espagne et à l’Italie et, d’autre part, favoriser la relance en zone euro. Des mesures bien accueillies par les marchés financiers et dont les dirigeants eux-mêmes se sont félicités comme d’un progrès dans la solidarité européenne.

    Il y avait urgence à faire quelque chose en faveur de l’Italie et de l’Espagne qui ne parviennent plus à se financer sur les marchés à des taux soutenables. Rome et Madrid l’ont rappelé à leurs partenaires en liant, à la surprise générale, leur sort à celui du plan de relance en zone euro. Alors que tout semblait bouclé, Italiens et Espagnols ont refusé de signer le paquet de mesures de 120 milliards d’euros destiné à stimuler les économies déprimées.

    Le sommet de Bruxelles a donc décidé que le fonds de secours de la zone euro pourra recapitaliser directement les banques en difficultés, sans passer par les budgets des Etats. Cela a pour effet bénéfique de ne pas peser sur les finances publiques et donc, de ne pas aggraver la dette. Ainsi, l’Espagne endettée par son secteur bancaire affaibli, suscite la méfiance des investisseurs, ce qui fait grimper les taux d’intérêts qui lui sont concédés.

    Embryon d’union bancaire

    Le fonds de secours européen, puis le mécanisme permanent qui lui succède à partir du 1er juillet, vont donc assister directement les banques espagnoles et italiennes. Mais pas avant qu’un mécanisme de supervision financière européen soit mis en place pour décider au cas par cas quel établissement financier doit être aidé. Il s’agit là, au passage, d’un embryon d’union bancaire européenne qui devrait encore progresser au cours du temps.

    Autre demande formulée par les pays les plus en difficulté de la zone euro, les fonds de secours vont pouvoir acheter directement sur les marchés des titres de leur dette souveraine afin d’assurer la stabilité des obligations.

    Les premiers emprunts « européens »

    Ceci acté, le plan de relance européen a pu officiellement être annoncé. Cent vingt milliards d’euros, soit environ 1% du PIB européen, vont être consacré à des projets novateurs, au soutien aux PME, à l’efficacité énergétique et à des infrastructures stratégiques au niveau européen, notamment dans les transports.

    Cette somme provient d’un renforcement de 10 milliards d’euros des fonds de la Banque européenne d’investissement, ce qui, grâce à l’effet multiplicateur, permettra à la BEI de lever de l’ordre de 60 milliards d’euros de crédits. La réorientation de fonds européens non utilisés à hauteur de 55 milliards d’euros viendra s’y ajouter. Dès les prochains mois des « Project bonds » permettront de lancer les premiers emprunts communs européens pour un montant de 5 milliards d’euros. Les projets structurants ainsi financés pourront donc être lancés avant la fin de l’année.

    Un programme à dix ans

    Ces ballons d’oxygène en faveur de l’économie européenne devrait contribuer, à court terme, à ramener la confiance en zone euro. A plus long terme, les européens se donnent dix ans pour renforcer leur intégration économique et monétaire : définir un cadre financier commun, une supervision budgétaire européenne, des politiques économiques intégrées et un renforcement du contrôle démocratique. Les premières propositions en ce sens seront présentées en octobre prochain, mais c’est un long processus qui s’amorce.

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.