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Europe

Crise économique Italie Mario Monti Zone euro

L'Italie s'administre une nouvelle cure d'austérité de 26 milliards d'euros

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Le gouvernement italien a adopté, dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 juillet 2012, une série de mesures pour réduire les dépenses publiques de 26 milliards d’euros sur trois ans. Une grande partie de ces économies concerne la santé et l’administration publique.

L'Italie poursuit sa cure d'austérité. Ce nouveau plan de rigueur doit permettre une réduction des dépenses publiques de 4,5 milliards d'euros dès 2012 et de plus de 10 milliards en 2013 et 2014. Soit un total de 26 milliards de coupes budgétaires sur trois ans. « Nous avons voulu éviter les coupes linéaires préférant le chemin plus compliqué, mais plus efficace sur le plan structurel, de l’analyse des dépenses », a expliqué Mario Monti, le président du Conseil italien. Et de préciser que ces mesures permettront « d’éviter de relever le taux de TVA de 21% à 23% ».

Ces économies visent en premier lieu l'administration publique. Le nombre de fonctionnaires sera ainsi réduit de 10% et les dirigeants administratifs de 20%. Sont notamment concernés les secteurs de la justice, de l'éducation mais aussi de la santé. Le budget santé sera réduit de 5 milliards d’euros, mais aucune fermeture d’hôpitaux n’est prévue.

Réduction des dépenses des collectivités

Les subventions aux universités et aux instituts de recherche sont également touchées. Près de 4 000 enseignants devront abandonner leur classe pour se reconvertir dans des postes administratifs. Dans le domaine de la justice, les mesures d’économies prises par le gouvernement conduiront à la fermeture de 37 mini-tribunaux et 38 parquets.

Les financements de l’Etat aux partis politiques seront divisés par deux. Enfin, une vaste réforme des collectivités territoriales va être mise en place, pour réduire les coûts de fonctionnement. La moitié des 110 provinces devront disparaitre et les achats de biens et de services seront centralisés.

Envolée des taux d’emprunt

Pour Mario Monti, il s’agit de regagner la confiance des marchés. Depuis le début de l’année, l’Italie est revenue dans la ligne de mire des spéculateurs. Des investisseurs qui redoutent les effets du ralentissement économique du pays entré en récession depuis six mois.

Au premier trimestre, le déficit public a atteint 8% du produit intérieur brut (PIB), en raison de la baisse des recettes fiscales induite par la récession et de la hausse des taux sur la dette italienne. Les taux d'emprunt à dix ans ont, en effet, dépassé, pour la première fois, la barre symbolique des 6%.

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