Dernières infos
Revue de presse des Balkans - 
Article publié le : vendredi 13 juillet 2012 à 14:56 - Dernière modification le : vendredi 13 juillet 2012 à 16:02

À la Une : en Serbie, la Cour constitutionnelle retoque l’autonomie de la Voïvodine

Par Courrier des Balkans / RFI

Après la validation de son nouveau statut par le Parlement serbe, la Voïvodine pensait avoir fait le plus dur, mais mercredi 11 juillet, la Cour constitutionnelle en a contesté 22 dispositions. Si le SNS, le parti nationaliste serbe, s’est félicité de cette décision, le Premier ministre de la province, l’a qualifiée d’« illogique » tandis que certains experts assurent qu’elle risque de faire mauvais effet dans le cadre du processus d’adhésion de la Serbie à l’UE. 

•Serbie : la Cour constitutionnelle retoque l’autonomie de la Voïvodine  
•Serbie : Bojan Pajtić (DS) rempile à la tête de la Voïvodine 

Vendredi 6 juillet, le Parlement roumain a suspendu le président Băsescu de ses fonctions. La Roumanie est-elle en train de vivre un « coup d’État larvé » ? La crise politique menace-t-elle les fondements de la démocratie, comme dans la Hongrie voisine ? Que fait la société civile ? L’Union européenne peut-elle réagir ? Les réponses du politologue Jean-Michel de Waele.

•Roumanie : la crise de la démocratie et le silence de la société civile
•« Coup d’État institutionnel » en Roumanie : ras-le-bol social et crise politique 

Comme chaque année, la Bosnie-Herzégovine a commémoré le 11 juillet le massacre de Srebrenica. Les corps de 520 nouvelles victimes identifiées seront ensevelies au mémorial de Potočari. En juillet 1995, environ 8 000 hommes musulmans, adultes et adolescents, ont été tués en à peine quelques jours par les forces serbes de Bosnie. Le caractère génocidaire de ce massacre a été reconnu par la justice internationale.

•11 juillet : la Bosnie commémore le massacre de Srebrenica
•Bosnie : 520 nouvelles victimes ont été ensevelies à Srebrenica 

« Je ne serai jamais reconnu comme président à Pristina, les autorités de Pristina ne seront jamais reconnues à Kosovska Mitrovica ». Par cette déclaration inattendue, le président serbe Tomislav Nikolić a relancé les spéculations sur une éventuelle partition du Kosovo, tout en plaidant pour que la Serbie ait une position « commune et forte » sur le sujet. 

•Serbie : Tomislav Nikolić plaide pour un « compromis » sur le Kosovo 
•Kosovo : les accords de réadmission, une catastrophe humaine et sociale 

Avec un revenu par tête de 2 973 euros en 2011, l’Albanie est - hors Kosovo - le pays le plus pauvre des Balkans. Si la croissance reste positive malgré la récession mondiale, ce qui permet officiellement de faire baisser le taux de pauvreté, les politiques de protection sociale sont encore bien peu efficientes, et de facto très dépendantes de l’aide internationale. 
•Albanie : comment réduire la pauvreté?  

Le nouveau Premier ministre grec Antonis Samaras a ranimé le ministère de la Macédoine et de la Thrace - un portefeuille qui avait disparu des gouvernements de gauche depuis 2009. Antonis Samaras donne ainsi des gages symboliques à l’extrême droite nationaliste, tandis que ce ministère n’a jamais eu de réelles compétences. Son nouveau titulaire, Theodoros Karaoglou, est un « patriote conservateur » de stricte obédience. 
•Grèce : le ministère de la Macédoine et de la Thrace renaît de ses cendres 

L’opposition socialiste bulgare a sorti la hache de guerre du nucléaire contre le gouvernement de Boyko Borisov. En effet, celui-ci a enterré en mars dernier le projet de nouvelle centrale nucléaire de Belene, envisagé depuis 1980. La Bulgarie doit dédommager le partenaire russe chargé de la construction, et le prix de l’énergie flambe. Selon les socialistes, les projets d’énergies renouvelables sont monopolisés par des oligarques proches du gouvernement. 
•Bulgarie : attaque « atomique » de l’opposition socialiste contre le gouvernement Borisov 

En six siècles de présence, l’Empire ottoman a apposé une trace profonde sur toutes les villes des Balkans. Pourtant, ce prestigieux héritage a été mis à mal, dès le XIXe siècle, par les nouveaux États indépendants, soucieux d’effacer les traces du « joug » turc. Un projet artistique, réunissant la Serbie, le Kosovo, la Grèce, la Macédoine et l’Albanie, essaie de valoriser cet héritage commun. 
•Patrimoine ottoman : un héritage commun à tous les Balkans 

L’anti-tziganisme a une vieille histoire en Serbie comme dans toute l’Europe et, dès le début de la Seconde Guerre mondiale, les nationalistes et les courants radicaux de l’Église orthodoxe appellent à se « débarrasser des Tziganes ». La tache sera accomplie par les occupants nazis. En août 1942, le Gruppenführer SS Docteur Harald Turner notait : « Serbie, seul pays où question Juifs et question Tziganes résolues ».  
•Génocide des Roms en Serbie : « la question juive et la question tzigane sont résolues » (2/2)

Dans une Bosnie divisée, où la politique ne parvient toujours pas à unir l’ensemble des citoyens, la culture pourrait prendre le relai. Voilà le constat qui guide l’initiative Alter Kultura. Soutenu par les Nations unies, ce projet vise à favoriser l’inclusion et l’ouverture sociales et à contribuer à la décentralisation de la culture en Bosnie-Herzégovine.
•Culture : Alter Kultura ou comment rapprocher les artistes de Bosnie-Herzégovine

tags: Albanie - Bosnie-Herzégovine - Bulgarie - Grèce - Kosovo - Revue de presse - Roumanie - Serbie
Fiche Pays :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(1) Réaction

8000 morts à Srebrenica

Si vous allez à Potocari, vous trouverez de nombreuses tombes et à la fin de de ce cimetière une plaque sur laquelle est gravé une inscription mentionnant quelques 8300 victimes musulmanes ("ce chiffre n'étant pas définitif")dans les cantons énumérés parmi lesquels se trouvent Srebrenica, mais aussi Sarajevo, Visegrad, Bjelina,Foca ...etc. globalement toute la Bosnie de l'Est!

Je suis convaincu que ce ne sont pas les Serbes qui ont posé cet écriteau sur un cimetière musulman.

Il y a quelques 70 ans, le ministre de la propagande nazi J.Goebels a déclaré: "Un mensonge répété mille fois devient la vérité".

Fermer