Londres 2012 : sexe et sport, les athlètes ne sont pas des moines

Prenez plus de dix mille jeunes, garçons et filles, athlètes du plus haut niveau, au maximum de leur capacité et faites-les cohabiter en milieu clos pendant deux semaines. Vous avez là tout ce qu’il faut pour que se nouent des amitiés, des amourettes et bien plus si affinités. Les organisateurs des Jeux de Londres 2012 ont bien intégré l’équation : chaque athlète trouvera dans la table de chevet de sa chambre au village olympique une bonne provision de préservatifs.
A Londres, foin des débats pour savoir si sexe et sport font bon ménage. Ici, c’est le pragmatisme qui l’emporte. Il faut bien se rendre à l’évidence, Jeux olympiques et activité sexuelle se conjuguent parfaitement si on en croit plusieurs témoignages qui font les délices des journalistes bien au-delà des seuls spécialistes du sport. Ainsi, un récent ouvrage The secret Olympian, signé par un énigmatique Anon, relate bien des histoires édifiantes sur des performances en marge des Olympiades pour lesquelles on n’attend aucune médaille.
Condoms à tous les étages
L’athlète, probablement britannique, n’y va pas par quatre chemins en proclamant d’entrée de jeu que la débauche n’est pas vraiment l’exception chez les résidents du village olympique. Dans The secret Olympian, l'auteur anonyme souligne que la chose n’est pas nouvelle et il se souvient des Jeux de Sydney en 2000 où, rappelle-t-il, le stock de 70 000 préservatifs mis à disposition des athlètes n’a pas tenu une semaine. Une rallonge de 20 000 n’avait pas suffi jusqu’à la clôture, regrette encore le mystérieux sportif retraité.
La consommation de ces « accessoires » donne une bonne indication de l’atmosphère des Jeux qui, selon ce critère, a dû être particulièrement chaude à Athènes où les 10 490 participants sont venus à bout des 130 000 préservatifs sans coup férir. Mais les glaciales nuits de Salt Lake City n’ont rien à envier à la douceur hellène. Les JO d’hiver de 2002 dans l’austère capitale des Mormons ont ainsi atteint un record avec 250 000 préservatifs écoulés. La légende dit même que les distributeurs devaient être réapprovisionnés toutes les deux heures !
Pas de femmes, avait dit le baron
C’est à Barcelone, en 1992, que les organisateurs des Jeux se sont résolus, devant l’évidence, à inclure les préservatifs dans l’équipement de base des athlètes. Une décision âprement débattue et qui a dû faire se retourner dans sa tombe le fondateur des Jeux modernes, le baron Pierre de Courbertin, déjà farouchement opposé à la participation des femmes aux Olympiques… « Une olympiade femelle est impensable, disait-il, elle serait impraticable, inesthétique et incorrecte »…
Sur ce terrain, le baron n’a pas été suivi et bien peu s’en plaindront. En tout cas pas la médaillée d’or, Hope Solo, sculpturale gardienne de but de l’équipe américaine de football féminin à Pékin en 2008. Interrogée par le magazine en ligne ESPN, elle confirme : « Il y a beaucoup de sexe aux JO ». « Tant que ça ? », insiste ESPN, « Je dirais que 70 à 75 % des sportifs aux JO s’y adonnent », précise Ryan Lochte, un nageur détenteur du record du monde et qui participe à Londres à ses troisièmes Jeux.
L’amour sur la pelouse
Le sexe est une chose mais il y a aussi l’alcool généreusement dispensé dans les bars et les discothèques implantés dans les villages olympiques. Alors qu’on imagine les athlètes concentrés uniquement sur la compétition, à croire ceux qui ont parlé au reporter de ESPN, les moments de détente semblent plutôt nombreux et intenses.
Médaille ou pas, après des mois voire des années de préparation rigoriste, tous ces jeunes arrivent aux Jeux bien décidés à en profiter et c’est ce que la plupart s’applique à faire. Comme ces couples aperçus à Pékin en train de faire l’amour sur la pelouse d'un stade… Peut-être faut-il tout simplement y voir la conséquence de l'étroitesse des lits qui équipent les chambres des athlètes. A Londres, rien de mieux à espérer côté literie, le format est toujours strictement monacal !
Echanges culturels
« Si vous ne vous disciplinez pas, les Jeux peuvent être très perturbants », reconnaît Hope Solo. Alors que certains attendent d’en avoir fini avec la compétition pour se lâcher, d’autres ne résistent pas à l’ambiance festive. Rentrer se coucher à 6 heures du matin après une nuit endiablée a privé de médaille plus d’un sportif. Et ces débordements ne datent pas d’hier. Un plongeur américain multi-médaillé olympique, Greg Louganis, se souvient avec émotion des Jeux de 1976 où, à 16 ans, il a découvert dans le désordre, la chaleureuse convivialité de ses collègues soviétiques, leur champagne, leur caviar et leur vodka. Tout un programme olympique !
Pour le « mal aux cheveux » du petit matin, les pensionnaires du village olympique de Londres n’ont aucun souci à se faire, le centre médical y est doté de tout ce qu’il y a de mieux. Côté bagatelle tout est prévu, pas moins de 150 000 préservatifs et, selon les officiels, « une quantité industrielle de tests de grossesse » ont été achetés. Un accident est si vite arrivé. Mais à partir de maintenant, à Londres, tout est prêt. Place aux Jeux !
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(4) Réactions
vous m'en direz tant
... et vous allez me faire croire que les entraîneurs et les clubs de ces sportifs vont fermer les yeux sur les galipettes de leurs protégés qui portent l'honneur de leur pays dans leurs performances!!
... autre chose... vous connaissez quelqu'un ou quelqu'une qui laisse derrière soi des préservatifs offerts? Faut toujours faire croire qu'on s'éclate au maximum et ces capotes estampillées JO 2012 feront des cadeaux idéals et pas cher pour les petit(es) ami(es) restés au pays.
JO
Et dire qu'on dit que sexe et sport ne font pas bon ménage, c'est à peine croyable !
dégueulasse
A cette allure, nous ne serons pas étonnés d'apprendre demain l'organisation des jeux internationaux du sexe...
Je participe!
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