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    Europe

    Crise de la dette : l’Allemagne veut rester sereine

    media Après des pertes minimes dans la matinée de mardi, la Bourse de Francfort s'est réinstallée dans le vert. REUTERS/Alex Domanski

    Après l’annonce, lundi 23 juillet, de l’agence de notation Moody’s d’abaisser à « négative » la perspective de l’Allemagne, les réactions dans le monde politique et financier germanique restent modérées.

    De notre correspondant à Berlin,

    « L’Allemagne prend acte de la décision de Moody’s ». Comme le ministère des Finances lundi soir, le porte-parole d’Angela Merkel a joué la sérénité ce mardi. Plusieurs responsables politiques ont souligné qu’il ne fallait pas surestimer la décision de l’agence de notation qui, en cas de dégradation, pourrait remettre en cause le triple A de l’Allemagne, la meilleure note possible pour emprunter sur les marchés.

    Indirectement, le ministère des Finances, dans un communiqué publié à chaud lundi soir, avait critiqué Moody’s, estimant que l’agence se fondait avant tout sur des risques à court terme et négligeait dans son évaluation les mesures à moyen terme prises au sein de la zone euro pour venir à bout de la crise actuelle.

    « L’économie allemande est structurellement en bonne santé », a déclaré de son côté le ministre de l’Economie Philipp Rösler, dans une interview à paraître mercredi. Ce concert de réactions s’explique-t-il par la volonté de calmer les esprits et les marchés ? Ou bien se justifie-t-il par la bonne santé économique et financière de l’Allemagne que ses responsables mettent en permanence en avant ?

    Les milieux financiers, en tout cas, ne semblent pas avoir été impressionnés par une nouvelle qui, si elle était confirmée par d’autres agences, pourrait déboucher sur la perte du triple A de Berlin, ce qui constituerait un véritable tremblement de terre. Mais après des pertes minimes dans la matinée de mardi, la Bourse de Francfort revenait dans le vert. Quant aux taux auxquels l’Allemagne peut se financer, ils sont restés stables. Certains analystes reconnaissent que les investisseurs n’ont de toute façon pas grand choix, l’Allemagne demeurant « une ancre de stabilité » dans la zone euro, pour reprendre le communiqué du ministère des Finances de lundi soir.

    Les investisseurs ont-ils anticipé ? Ou bien les jugements des agences de notation les laissent-ils de marbre, leur connaissance parfois limitée des réalités économiques et financières et leurs erreurs de diagnostic leur ayant fait perdre de leur superbe, comme le souligne le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine ?

    Pour autant, Berlin se serait bien passé de la décision de Moody’s, donnant du grain à moudre aux euro-sceptiques qui voient d’un oeil critique des aides de plus en plus massives aux pays de la zone euro en difficulté. Des aides qui pourraient bien dépasser les capacités de l’Allemagne, premier contributeur de ces programmes. Pour le même Frankfurter Allgemeine, l’annonce de Moody’s tombe d’ailleurs à point nommé pour rappeler au pays qu’il pourrait préjuger de ses forces. Une remarque formulée d’ailleurs ces dernières semaines à plusieurs reprises par Angela Merkel pour insister sur la nécessité de strictes conditions pour que les pays en difficulté soit aidés et ce afin que la solidarité européenne fasse sens.

    L’annonce de Moody’s intervient alors que différents responsables conservateurs allemands rejettent toute aide supplémentaire à la Grèce tant que les engagements pris jusqu’à présent par Athènes ne sont pas tenus. Le ministre de l’Economie a franchi, dimanche soir, une ligne rouge en évoquant une possible sortie de la Grèce de la zone euro qui « ne ferait plus peur », une déclaration qui fait des vagues en Allemagne comme à Athènes. C’est dans ce contexte que le ministre des Finances allemand reçoit mardi soir, 24 juillet, son homologue espagnol. Une rencontre dont l’ordre du jour n’est pas communiqué par Berlin.

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