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    Europe

    En Espagne, le projet de loi limitant les conditions d'avortement fait scandale

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    Le gouvernement de droite souhaite revenir sur la légalisation du droit à l'avortement, autorisé par le précédent exécutif socialiste, en interdisant notamment les IVG pour malformation des fœtus. Un projet qui scandalise les associations féministes et auquel s'oppose une majorité d'Espagnols.

    Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau  

    Toute femme espagnole désireuse d’avorter ne pourra le faire qu’à une seule condition : elle devra faire la preuve auprès d’un médecin que sa grossesse est liée à « un traumatisme psychologique, par exemple un viol ». Une perspective intolérable pour les féministes et indéfendable pour les femmes en général et la plupart des Espagnols : 65% d’entre eux sont opposés au projet de loi de réforme de l’avortement, que défend le ministre de la justice Alberto Ruiz Gallardon, lequel affirme qu'il ne comprend « pas que l'on prive un fœtus de la vie en permettant l'avortement, pour le simple fait qu'il souffre de handicap ou de malformation ». 

    De fait, ce projet apparaît comme étant plus qu’un retour en arrière. L’Espagne deviendrait un cas singulier sur ce sujet en Europe. Avec cette nouvelle législation, l’IVG légalisée sous Zapatero en 2010 disparaîtrait. La loi actuelle autorise ainsi  toutes les femmes à avorter jusqu'à quatorze semaines de grossesse, et même jusqu'à 22 semaines dans les cas de « risque pour la vie et la santé » de la mère ou de « grave malformation du fœtus » et sans limite de temps, sur avis d'un comité d'éthique, dans les cas les plus graves. 

    Cela irait même plus loin, car il serait dès lors difficile de convaincre le médecin : la malformation du fœtus, ou une maladie génétique ne pourront plus être des raisons pour avorter. D’où la colère des féministes qui parlent de « retour à l’ordre religieux ». En tout cas, si cette loi entrait en vigueur, elle signifierait sans doute le retour aux cliniques clandestines ou à l’obligation d’aller avorter hors d’Espagne. Une manifestation des pro-IVG se tient ce dimanche 29 juillet à Madrid à l'initiative d'un collectif d'associations pour le droit des femmes.

    Ce que prévoit le gouvernement espagnol, c’est une atteinte aux droits acquis, en matière d’avortement et de sexualité des femmes. Officiellement, ils veulent interdire l’IVG dans les cas de malformations. Mais ce qui se cache derrière, c’est une haine à l’égard des femmes. Ils veulent contrôler notre sexualité et notre corps. Jusqu’à présent, la loi nous permet d’avorter jusqu'à 14 semaines, sans avoir l’autorisation ni de médecins ni d’autres professionnels de la santé. Et c’est donc contre ce droit-là que le gouvernement actuel se déchaîne. D’un côté, il se concentre sur la crise économique, et de l’autre, il en profite pour restreindre les droits des femmes, et pour revenir aux règlements d’avant 1985, donc à une époque où nous étions à peine considérées comme des citoyennes.
    Isabel Soriano : «Ce qui se cache derrière, c’est une haine à l’égard des femmes» Porte-parole de la plateforme des femmes 11/10/2013 - par Aida Palau Écouter

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