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La zone euro prête à agir pour sortir la monnaie unique de la crise, selon Jean-Claude Juncker
Les dirigeants européens semblent cette fois bien décidés à mettre en œuvre une action convergente et ferme pour sortir l'euro de la crise. Les déclarations se multiplient en ce sens, dans l'attente d'une réunion de la Banque centrale européenne jeudi prochain. Dernière déclaration en date, hier dimanche 29 juillet : celle de Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, dans une interview au Figaro.
« La zone euro est prête à agir avec la BCE d'ici à quelque jours », a affirmé le patron de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Ces propos énergiques font suite aux déclarations franco-allemandes de vendredi et italo-allemandes de dimanche 29 juillet qui allaient dans le même sens.
De son côté, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a confirmé qu'il était prêt à tout faire pour préserver l'euro. La réunion de la BCE jeudi prochain devrait donner l'occasion de passer enfin des paroles aux actes, d'autant plus que le temps presse : l'Espagne s'enfonce, trimestre après trimestre, dans la récession et l'Italie peine à se financer.
Quelle forme cette action volontariste de sauvetage de la zone euro peut-elle prendre ? Probablement le rachat par la BCE de titres de dette souveraine sur les marchés. Et peut-être davantage, toutes les hypothèses sont ouvertes.
Les marchés financiers sont, quant à eux, tout disposés à croire que des mesures efficaces seront prises et rapidement. Saluant la nouvelle, les Bourses européennes étaient en hausse ce lundi 30 juillet. Mais encore faut-il que leurs espoirs ne soient pas une fois de plus déçus.
L'Allemagne et les Etats-Unis affichent leur confiance Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut Wolfgang Schäuble ne voulait pas s’embarrasser de dossiers financiers pendant ses vacances au bord de la mer du Nord. Mais la visite de son homologue américain Timothy Geithner l’a obligé à modifier son programme estival. Dans un communiqué commun, les deux responsables se sont montrés confiants dans la poursuite des réformes au sein de la zone euro. Ils ont aussi salué les déclarations de responsables européens, ces derniers jours, de tout faire pour la stabilité de cette même zone. L’administration Obama demande depuis longtemps déjà à Berlin de revoir sa politique de rigueur pour l’Europe. Washington plaide pour une politique monétaire plus volontariste pour relancer l’économie. Une position pas totalement altruiste car à quelques mois des élections, le gouvernement américain se passerait bien d’une crise de la zone euro qui compromettrait sérieusement les chances de redressement économique de la première puissance mondiale. Certes, Berlin veut officiellement tout faire pour protéger l’euro. Mais l’Allemagne donne l’impression de temporiser. Des responsables conservateurs s’opposent notamment au rachat d’obligations espagnoles pour la Banque centrale européenne et le porte-parole d’Angela Merkel rejette toute idée d’aides supplémentaires à court terme. Il a démenti le chef de l’Eurogroupe, le Luxembourgeois Juncker, précisant : « Je ne suis pas au courant de nouvelles rencontres des pays concernés ». La retenue de Berlin s’explique par la volonté de l’Allemagne d’éviter toute décision d’ampleur tant que la Cour constitutionnelle n’aura pas rendu son jugement sur le pacte budgétaire et le mécanisme de stabilité dans un mois et demi. |

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