| Dernières infos | ||
Italie: concilier la vie, la santé et le travail, est-ce possible à Tarente ?

Toute la question qui agite la ville, ses habitants, le gouvernement, la région des Pouilles et la direction de la plus grande aciérie d’Europe- qui s’étend sur 78 hectares- est là. Au cours d’une conférence de presse, très tendue, à la préfecture de Tarente, les représentants du gouvernement, dont le ministre de l’Environnement, Corrado Clini, et le ministre chargé du Développement économique, Corrado Passera, ont expliqué que l’exécutif Monti fera tout ce qui est possible pour éviter la fermeture de l’usine Ilva. Une usine dont le rejet des agents polluants entraine des décès liés à des cancers- notamment chez les enfants- dont le taux est au moins supérieur de 15 % à la moyenne nationale.
Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir
La fermeture de l’Ilva serait de fait inéluctable si la magistrature insistait sur la nécessité de la suspension de l’activité des hauts-fourneaux, pour des travaux de dépollution. Le ministre du Développement économique, Corrado Passera, qui a rappelé que le gouvernement a alloué plus de 300 millions d’euros pour l’assainissement de Tarente, a insisté sur le fait que, depuis ces dernières années, de gros efforts ont été accomplis par l’Ilva pour diminuer le rejet d’agents polluants, dont la dioxine.
De son coté, la direction de l’Ilva s’est engagée à investir 146 millions d’euros, pour la protection de l’environnement, et à suivre à la lettre les directives européennes en matière de technologies pour la sécurité des installations. Autant de preuves de bonne volonté pour sauver une usine qui couvre 50 % des besoins en acier de l’Italie. Mais pour l’heure, la balle reste dans le camps de la justice qui a ouvert plusieurs enquêtes et place au premier rang des priorités la santé des ouvriers de l’Ilva et des habitants de Tarente, dont plusieurs milliers ont manifesté pour soutenir l’action des magistrats.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati













