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Nucléaire: un réacteur arrêté pour cause de fissures en Belgique

Une réunion entre autorités chargées de la sécurité nucléaire en Europe et aux Etats-Unis a eu lieu jeudi 16 août 2012 à Bruxelles. Les autorités belges ont informé leurs homologues des possibles fissures découvertes, la semaine dernière, sur un réacteur situé en Flandre, dans le nord de la Belgique. Si aucune décision n’a été prise lors de cette rencontre, le redémarrage de la cuve en question semble de plus en plus improbable.
Avec notre correspondante à Bruxelles, Joana Hostein
Ce sont plus de 10 000 anomalies qui ont été découvertes sur la cuve du réacteur numéro 3 de la centrale de Doel, en Flandre, lors de contrôles ultrasons effectués en juillet. Du jamais vu, selon un expert qui participait à la réunion.
Pour éviter tout accident, le groupe Electrable a donc décidé de prolonger la fermeture de ce réacteur jusqu’à la fin septembre. Une approche différente de celle adoptée par la France. Des microfissures ont en effet été découvertes sur certains réacteurs français, et pourtant ces réacteurs sont toujours en fonction selon Greenpeace Belgique.
Une décision que dénonce Arnaud Colignon, responsable énergie de l’ONG : « il y a de nombreuses fissures qui ont été observées sur les réacteurs français mais le régulateur a décidé de ne pas les fermer. Donc on se pose la question : pourquoi une régulateur en France décidé de laisser les réacteurs ouverts alors qu’en Belgique il décide de les fermer. Encore une fois, on demande une homogénéisation des réglementations internationales dans ce cas. »
La Belgique vient de commencer l’inspection du réacteur numéro 2 de Tihange, située près de Liège, et les cinq autres réacteurs du pays seront examinés l’an prochain. L’agence fédérale belge de contrôle nucléaire appelle à étendre ce type de contrôles au-delà de la Belgique.

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