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Kosovo : les bonnes affaires des anciens diplomates américains
Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.
Madeleine Albright, Wesley Clark, Mike Jackson... Le Kosovo, ils connaissent. En 1999, ils y étaient. Ils occupaient de hautes fonctions au sein du gouvernement Clinton ou des forces armées internationales. Aujourd’hui, ils font du business : énergie, infrastructures, télécommunications... Et c’est au Kosovo qu’ils investissent, profitant d’un vide juridique que personne ne cherche à combler.
Les pays des Balkans ont rarement été maîtres de leur destin. À l’exception de la période yougoslave, ils ont toujours été soumis à l’influence des « grandes puissances » : Turquie, Russie, Autriche-Hongrie puis, plus récemment, l'OTAN et l'Union européenne.
Qu’en est-il aujourd’hui ? L’évident leadership européen sera-t-il remis en cause par la crise, permettant le retour d’acteurs traditionnels, comme la Russie et la Turquie ?
Mais pourquoi rallie-t-on les mouvements nationalistes ?
Milena et Srđan racontent le désarroi de la population serbe, qui voit les politiciens du DS, du SPS ou du SNS, un jour ennemis, un jour alliés, communier tous dans le même culte de l’Union européenne : « Quand tu survis avec 150 euros par moi et que la télévision te répète depuis dix ans que tout ira mieux demain, tu as envie de descendre dans la rue ».
Pour faire face à la sécheresse, l’évêque Milutin de Valjevo a organisé des prières pour la pluie - une pratique traditionnelle pour l’Église orthodoxe serbe. Or, celles-ci ont eu lieu précisément le jour où de premières pluies étaient annoncées. De quoi faire réagir les athées qui dénoncent la « préméditation » et la « manipulation » de l’Église. Pour celle-ci, la sécheresse s’expliquerait par les péchés de la société serbe.
Pour ceux qui connaissent le système financier serbe, le visage stupéfait de Dušan Antonić, ancien directeur d’Agrobanka, interrogé sur des prêts octroyés à des entreprises qui ne présentaient pas de garanties sérieuses, n’avait rien de surprenant. Dušan Antonić croyait être protégé et il n’a fait qu’agir comme tout le monde – ou presque – en Serbie. Danas revient sur les pratiques du Fonds de développement serbe, au cœur d’un nouveau scandale.
Les élus du Parti progressiste de Serbie (SNS) au Conseil municipal de Novi Sad ont réclamé ce mardi 28 août 2012 une session extraordinaire pour demander la démission du maire Igor Pavličić, du Parti démocratique (DS), dont ils contestent la légitimité. Le SNS a été rejoint par des conseillers du Parti démocratique rrom et du Parti serbe pour le renouveau (SPO).
Près de la moitié des personnes portées disparues de 1991 à 2001 dans les pays de l’ancienne Yougoslavie, soit 14 000 personnes, n’ont toujours pas été retrouvées. Au total, 34 700 personnes ont disparu durant les guerres. Dans la majorité des cas, leurs proches attendent toujours que justice soit rendue. Un nouveau rapport d’Amnesty international fait le point sur la situation.
Dix-sept ans après la fin de la guerre, 2 300 personnes sont toujours portées disparues en Croatie. H-alter a rencontré deux femmes de Vukovar : l’une sur les traces de son mari, l’autre de son père. Elles parlent de leurs recherches, douloureuses, qui ne mènent nulle part. Sur le territoire de l’ancienne Yougoslavie, quelque 13 000 personnes sont encore portées disparues.
Le 8 septembre 2011, à l’occasion des 20 ans de l’indépendance de la Macédoine, un nouveau musée était inauguré en grande pompe en plein cœur de Skopje : le musée du Combat macédonien pour un État indépendant – plus familièrement nommé le musée du VMRO. Son ouverture a fait l’objet d’un si grand tapage médiatique que notre correspondante se devait de l’arpenter. Visite guidée.
Les arriérés de paiement sur les crédits contractés par la population roumaine et les entreprises ont enregistré une augmentation significative en juillet. En cause : la crise politique qui a fait chuter le leu par rapport à l’euro.
Depuis seize ans, la société canadienne Gabriel Resources veut ouvrir la plus grande mine d’or à ciel ouvert d’Europe dans les alentours du petit village de Roșia Montană, au coeur des Carpathes roumaines et, depuis 2004, des militants organisent chaque été le Făn Fest : trois jours de fête, de musique et de débats pour fédérer les résistances à ce projet. Reportage.

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