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    Europe

    Les chantiers navals de Gdansk, laboratoire de la Pologne moderne

    media Jan Krygier, un ancien électricien, a travaillé dans les chantiers navals durant 29 ans. Photo RFI / Maya Szymanowska

    Berceau de Solidarnosc, premier syndicat libre à l'est du rideau de fer, bastion de la lutte contre le communisme tout en étant le fer de lance de ce système, une ville dans la ville, un lieu chargé d'histoire et de symboles, un no man's land longtemps oublié par la jeune démocratie polonaise, les chantiers navals de Gdansk demeurent le lieu qui incarne d'une manière la plus spectaculaire les transformations que la Pologne connaît depuis plus de 30 ans. Voyage guidé dans le laboratoire de la Pologne moderne à l'occasion du 31 août, la date de la signature des accords de Gdansk qui ont marqué la naissance du syndicat Solidarnosc.

    C'est un bus rouge d'un autre temps, tout en rondeurs et qui démarre en pétaradant. Il laisse derrière lui le portail historique des chantiers navals de Gdansk, toujours fleuris comme au temps des grèves de 1980 qui ont conduit à la naissance du plus grand syndicat libre à l'est du rideau de fer, Solidarnosc. Jan Krygier, aujourd'hui guide, a travaillé 29 ans durant comme électricien dans les chantiers. Après leurs privatisations en 2007, il a continué un temps à être embauché par les entreprises privées. Il montre avec fierté une photo tout usée où il pose avec Lech Walesa, le leader de Solidarnosc. Il a côtoyé dix ans dans le même atelier l'ancien ouvrier devenu président. Depuis ce temps, les chantiers ont subi plus d'une révolution.

    Devenus privés en 2007, les chantiers n'embauchent que 1 700 personnes. Contre plus de 17 000 dans les années 1970, quand 32 navires par an étaient mis à l'eau ici. Aujourd'hui, un à deux navires par an sont produits par les chantiers navals. Et encore, il ne s'agit que de coques. Les finitions sont réalisées en Norvège.

    Le tour dure un peu plus d'une heure. Une jeune femme fait la traduction en anglais pour une vingtaine de touristes étrangers venus visiter ce lieu historique. Jan Krygier et un collègue font la visite guidée deux fois par jour. Le camion s'arrête plusieurs fois, notamment devant l'ancien atelier de Lech Walesa. On dépasse de vieilles bâtisses en briques rouges, aujourd'hui délabrées, les nouvelles entreprises privées, et partout il y a des grues. Une véritable ville dans la ville, mais qui ressemble de plus en plus à une ville fantôme.

    L'idée de ce tour, appelé « la ligne subjective d'autobus » est venue à l'artiste Grzegorz Klaman. Celui-ci fait partie d'une pépinière d'artistes installée dans un ancien grand bâtiment en brique rouge et appelée « L'institut d'art insulaire », Instytut Sztuki Wyspa : « C'est notre Institut qui a initié une réflexion sur l'héritage que représentent les chantiers. On a commencé en 2000 par l'exposition "Les routes vers la liberté", mais celle-ci a été annexée par les hommes politiques », raconte Grzegorz. Le débat autour de l'histoire est en effet très vif en Pologne. Les partisans des conservateurs considèrent Lech Walesa comme un traître et non comme un héros.

    Des grues comme des tours Eiffel

    Grzegorz Klaman prépare avec l'Institut une grande exposition intitulée « Alternativa » qui montre le travail d'artistes du monde entier en lien avec les chantiers et la mémoire. L'Institut d'art insulaire fait tout pour sauver cet héritage industriel des chantiers navals de Gdansk, notamment les anciennes grues qui font partie depuis longtemps du paysage. « Ce sont un peu nos tours Eiffel », dit Grzegorz.

    Les terrains appartiennent désormais à deux entreprises privées : l'entreprise polono-américaine Drewnica development et l'entreprise danoise Baltic Property Group. Un vaste projet immobilier est en cours, appelé « Ville jeune ». Un grand musée consacré à Solidarnosc est aussi en construction. Alors les chantiers de Gdansk, symbole des transformations économiques vécues par la Pologne depuis 30 ans ? Grzegorz Klaman a quelques objections : « Je pense que la Pologne change plus vite que les chantiers. Nous n'avons pas ici de nouveaux investissements. C'est notre plus grand problème. La transformation de la fonction industrielle des chantiers en nouveau quartier de Gdansk n'a pas encore eu lieu. » La construction du front de mer est en effet bloquée. Les nouvelles routes n'ont pas encore été construites. Une autoroute devait lier ce quartier au reste de la ville, mais elle est déjà critiquée pour son anachronisme architectural, qui privilégie une grande artère de trafic à grande vitesse.

    Des bateaux de rêve

    Si les chantiers de Gdansk ont maille à partir avec leur histoire et doivent faire face à la gestion de leur patrimoine symbolique, ils s'ouvrent aussi à la modernité. À côté des hangars à l'abandon, il y a des halls ultramodernes. Un des symboles de ce vent nouveau qui souffle sur les chantiers est l'entreprise Sunreef Yachts qui produit des catamarans de luxe. Fondée par le français Francis Lapp, cette entreprise prospère vend des bateaux de rêve à plus d'un million d'euros chacun. Adam Muczynski, le directeur de la production qui a travaillé jadis dans les chantiers publics avoue que pour Sunreef Yachts ce sont les compétences des ouvriers, des soudeurs et des menuisiers qui font la différence. Sunreef est l'une de ces entreprises moyennes et très modernes qui font la force de l'économie polonaise, qui affiche pour 2011 un taux de croissance de 4%, le plus haut de l'Europe. Des nouvelles entreprises, comme Sunreef Yachts, utilisent les installations et la main d'œuvre qualifiée et relativement peu chère des anciens chantiers publics.

    Bientôt un film sur Lech Walesa

    Le vent de modernisation et des changements continue à souffler sur les célèbres chantiers. Sans que le passé soit oublié : le réalisateur Andrzej Wajda vient de finir le tournage de son nouveau film qui retrace la trajectoire de Lech Walesa, qui de l'électricien des chantiers, est devenu leader de Solidarnosc et président. Un film qui, tout comme le passé glorieux des chantiers, provoque un débat houleux entre les conservateurs, qui voudraient oublier le rôle joué par Walesa, les anciens des chantiers qui sont partagés sur la manière dont les chantiers ont été privatisés et le reste de l'opinion publique. Face à ces chamailleries, Lech Walesa a déposé seul, ce 31 août 2012, une gerbe de fleur pour commémorer la signature des accords de Gdansk de 1980 et la naissance de Solidarnosc.

     

     

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