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La Russie fait le ménage dans le secteur spatial

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Les autorités russes s’apprêtent à faire le ménage dans le secteur spatial, après la série de défaillances techniques de ces derniers mois. Le chef de Roskosmos, l’agence spatiale russe, Vladimir Popovkine, doit présenter ce lundi 10 septembre son plan de restructuration au Premier ministre Dmitri Medvedev. Objectif : répartir clairement les responsabilités et les objectifs puis mettre un terme à la série noire.

Le secteur spatial russe a connu une série d’accidents ces deux dernières années. En 18 mois, sept lancements se sont soldés par un échec. Cela s’est traduit par la perte de dix satellites et d’engins tels qu'un coûteux vaisseau cargo qui devait approvisionner la Station spatiale internationale (ISS).

« Les cadres soviétiques ont vieilli »

Au-delà de l’aspect financier, non négligeable, c’est à chaque fois un coup dur pour l’image d'un secteur qui faisait jadis la fierté de l’Union soviétique. Mais avec la chute de l’URSS, ce secteur a été délaissé, faut de moyens et de volonté politique. « Il faut comprendre que, durant environ 15 ans, le secteur spatial était largement sous-financé », explique Igor Lissov, journaliste à Novosti Kosmonavtiki. « On peut dire qu’il se trouvait en mode "survie". Avec ça, naturellement, très peu de jeunes gens étaient tentés par cette voie. Parallèlement les cadres soviétiques ont vieilli ou ont disparu et aujourd’hui, on a un énorme écart entre les vétérans et les jeunes gens qui ont quand même commencé à revenir ces derniers deux-trois dernières années », poursuit le journaliste spécialisé.

Si les étudiants sont de nouveau tentés par la profession, c’est qu’il y a eu une légère amélioration des conditions de travail, les salaires sont devenus un peu plus attractifs, selon Igor Lissov. « C’est surtout le cas en province. A Moscou, en revanche, les instituts spécialisés dans le secteur spatial ont du mal à recruter de jeunes spécialistes, attirés par de meilleurs salaires dans d’autres branches », avance-t-il.

Vers la renaissance d'une énorme industrie

Selon le quotidien Kommersant, le plan de réforme du secteur spatial devrait passer par une concentration des industries et la transformation de son agence en « corporation d’Etat ». Mais ce processus de rénovation de l’industrie spatiale n’est pas nouveau, selon Isabelle Sourbès-Verger, spécialiste des politiques spatiales au CNRS. « Il remonte de manière annoncée à l’année 2006. L'idée, était de regrouper cette immense industrie spatiale au travers de quelques holdings, six ou sept dans un premier temps, pour finalement arriver au chiffre de trois holdings. Le processus a pris du temps, il a même pris du retard par rapport à ce qui était annoncé », explique Isabelle Sourbès-Verger.

Si les moyens d’y parvenir ne sont pas encore très clairs, la volonté de restructurer un secteur en souffrance est bien réelle. Mais cette réforme ne se fera pas sans une politique de modernisation complète du pays, selon Konstantin Kreidenko, ancien employé de Roskosmos, qui travaille aujourd’hui dans la presse spécialisée : « Le secteur spatial, comme n’importe quel secteur technologique, dépend de bien d’autres secteurs. C’est pourquoi, si nous voulons réellement avoir un secteur spatial dynamique qui se développe sérieusement, nous devons veiller à développer d’autres choses, comme par exemple l’industrie électronique, dans laquelle on est à la traîne, on en a bien conscience. On est aussi en retard dans la construction de machines-outils, dans l’industrie lourde. Or, le secteur spatial fait appel à tout ça. »

Le potentiel technologique russe

Malgré ses récents déboires, la Russie reste aujourd'hui le seul pays capable d'acheminer des équipages vers la station spatiale internationale grâce à Soyouz.
« Dans le champ des lanceurs ou dans celui de l'espace habité, il y a véritablement une excellence de la technologie spatiale russe, qui est encore aujourd'hui absolument incontestée », souligne Isabelle Sourbès-Verger.

Dans le domaine des coopérations internationales, « certains pays qui ne se situent pas normalement dans l'orbite d'influence de la Russie, sont désireux de développer une activité en commun. C’est la cas de la Corée du Sud, qui, depuis 2008, travaille à un lanceur dont un des premiers étages bénéficie des technologies du nouveau lanceur russe en développement, que le pays est la seule à posséder ».

Pour la chercheuse française, l’optimisme est de mise : « Ce qui est le plus encourageant, c’est que la politique spatiale et le projet de rénovation du secteur spatial, sont consubstantiels du projet global de modernisation de la Russie et c'est peut-être là aussi l’un des facteurs les plus encourageants pour la suite des événements. »

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