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    Europe

    Turquie: trois anciens généraux condamnés à 20 ans de prison pour la tentative de putsch de 2003

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    C'est un procès symbolique en Turquie. Il oppose le gouvernement islamique de Recep Tayyip Erdogan à l'armée qui se présente comme garante de la laïcité. Depuis deux ans, 365 officiers sont jugés pour tentative de putsch en 2003. Ce vendredi 21 septembre, le premier verdict est tombé et trois anciens généraux ont été condamnés à 20 ans de prison.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    Vingt ans de prison pour les trois principaux accusés de la cohorte de généraux et d’officiers convaincus de tentative avortée de coup d’Etat. Ce verdict n’est pas une surprise même si les peines requises contre le commandant de la Première armée Çetin Doğan - le cerveau du complot, passé depuis à la retraite - et les anciens chefs de l’Armée de terre et de l’Armée de l’air étaient la perpétuité incompressible. Mais le fait de ne pas avoir mis leur plan à exécution justifie la sentence.

    Huit autres généraux ont eux été condamnés à des peines de 18 ans de prison, alors que seuls 34 accusés ont bénéficié d’une relaxe. C’est finalement peu sur un total de 365 personnes.

    Mais les certitudes de la justice étaient grandes dans cette affaire, tant elle disposait de nombreux documents écrits, certains découverts cachés sous le plancher d’une base navale, d’autres sur disques compacts, des supports électroniques.

    Ces documents détaillaient par le menu et par les noms l’attentat à la bombe contre deux mosquées d’Istanbul, les arrestations massives des manifestants qui auraient réagi à cette provocation et leur détention dans des stades, l’incarcération de journalistes connus pour leur hostilité à l’état-major, et enfin la destruction d’un avion de chasse au-dessus de la mer Egée pour faire croire à une attaque grecque.

    Le tout devant bien sûr conduire à la prise du pouvoir par les militaires et au jugement des membres du gouvernement actuel, considérés comme incapables. Un scénario qui rappelle étrangement les trois précédents coups d’Etat qu’a connus la Turquie depuis 40 ans.

    « Coup de massue » dans le procès masse de forge, « la justice frappe un grand coup », « les accusés et leurs familles assommés » par le verdict : les jeux de mots sont nombreux autant que faciles pour commenter l’issue de ce procès symbole de la fin de la toute puissance des militaires.

    Cerveau du complot, l’ancien commandant Çetin Doğan a eu lui ce commentaire de défiance : « c’est la plus belle médaille de ma carrière ». Les proches des condamnés et leurs avocats dénoncent un procès injuste, dont la cause était entendue d’avance et où la défense a été bafouée ; leur argumentation porte sur le refus qui leur a été opposé de faire expertiser le support électronique qui contenait le plan de la machination.

    Enregistré à l’aide d’un programme commercialisé en 2007, il ne pourrait selon eux avoir été rédigé et présenté en 2003. Ils comptent bien en tous cas se pourvoir en cassation.

    Du côté des politiques, c’est également l’indignation. Le chef de l’opposition kémaliste dénonce une absence de justice et des juges sous la coupe de l’autorité politique, le leader du parti nationaliste évoque lui une armée turque gravement souillée, alors que le Premier ministre a réservé son commentaire pour après l’épuisement des recours possibles.

    J.B

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