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Article publié le : lundi 24 septembre 2012 à 21:36 - Dernière modification le : mardi 25 septembre 2012 à 06:26

Grèce: paralysie des médias publics et privés, en prélude à la grève générale de mercredi

Un homme passe devant un graffiti anti-crise écrit sur le mur extérieur de l'Académie d'Athènes, le 24 septembre 2012.
Un homme passe devant un graffiti anti-crise écrit sur le mur extérieur de l'Académie d'Athènes, le 24 septembre 2012.
REUTERS/John Kolesidis

Par RFI

Les journalistes et techniciens des médias publics et privés grecs ont cessé le travail, ce lundi 24 septembre 2012, à deux jours d’une grève générale prévue mercredi. Les nouvelles coupes budgétaires réclamées par la troïka commencent à provoquer des tensions au sein de la coalition gouvernementale.

Avec notre correspondante à Athènes, Corinne Valois

Les journalistes et techniciens des médias publics et privés de Grèce ont, depuis six heures ce matin, cessé toutes leurs activités professionnelles. Aucun bulletin d’information sur les chaînes de télévision et les stations de radio du pays. Aucune couverture de conférences de presse ou de tout autre activité politique, économique ou culturelle, et cela jusqu’à six heures mardi matin.

Le mouvement de protestation des professionnels des médias entre dans le cadre du mouvement de grève générale programmée pour ce mercredi, contre les nouvelles mesures réclamées par les créanciers, par la troïka. Des mesures qui doivent permettre au pays d’économiser plus de onze millions d’euros supplémentaires.

Elles n’ont toujours pas été définies par le gouvernement, mais déjà les nouvelles coupes dans les salaires et les prestations sociales provoquent des dissensions parmi les trois partis qui soutiennent la formation du Premier ministre de droite, Antonis Samaras.

tags: Antonis Samaras - Crise économique - Grèce - médias
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Même quand il y a des manifestations, cela reste calme

Dans un pays dont l'économie a été stoppée net, les grèves ont un effet limité. D'ailleurs, lors de la dernière journée sans métros, on n’a pas vu d'embouteillage dans le centre-ville d'Athènes.
Certains prédisent un automne mouvementé dans la capitale, mais je ne suis pas sûr que la population aura le courage, et les ressources, pour se manifester...

Pour savoir ce qui se passe en Grèce, depuis Athènes :
http://retoureneurope.blogspot.gr/

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