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Article publié le : vendredi 28 septembre 2012 à 13:06 - Dernière modification le : vendredi 28 septembre 2012 à 13:06

Fusion EADS-BAE Systems : les obstacles au projet se multiplient

Face à l'empressement de Tom Enders, le nouveau patron du groupe EADS, les responsables politiques français et allemand font très clairement de la résistance.
Face à l'empressement de Tom Enders, le nouveau patron du groupe EADS, les responsables politiques français et allemand font très clairement de la résistance.
REUTERS/Paul Vreeker/United Photos/Files

Par RFI

Dans l'industrie européenne, le projet de fusion entre EADS et BAE Systems, les deux géants de l'aéronautique et de la défense, semble mal engagé. Les obstacles à la conclusion de ce projet se multiplient. Ce vendredi 28 septembre, le gouvernement allemand a formalisé ses exigences. Selon le quotidien Die Welt qui cite des sources gouvernementales, « le gouvernement allemand demande, entre autres, que l'équilibre des pouvoirs entre la France et l'Allemagne dans le nouvel ensemble soit garanti ».

Face à l'empressement de Tom Enders, le nouveau patron du groupe EADS, les responsables politiques français et allemand font très clairement de la résistance.

En début de semaine, le président du groupe EADS, auditionné par le Bundestag, s'est heurté au scepticisme des parlementaires allemands. Une incompréhension entre, d'un côté la volonté du patron d'EADS de s'affranchir du pouvoir politique, et de l'autre, les membres du parlement allemand qui souhaitent eux défendre les intérêts nationaux.

Une opposition qui s'est encore accentuée avec l'annonce, ce vendredi matin de nouvelles exigences de la part des gouvernements français et allemand. Les deux pays réclament une participation de 27% dans la nouvelle entreprise EADS / BAE Systems. Une minorité de blocage qui assurerait la capacité des Etats à protéger leurs intérêts nationaux. François Hollande et Angela Merkel se sont déja concertés sur le sujet.

Mais déjà la Grande-Bretagne s'y oppose, selon la dernière édition de Financial Times. Les dirigeant britanniques accepteraient au mieux un actionnariat public inférieur à 10%.

D'autres écueils pourraient se présenter rapidement, tel que la « relocalisation » du siège de l'entreprise, qui fait déja débat entre la France et l'Allemagne.

tags: Aéronautique - Allemagne - Défense - France - Industrie
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