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Article publié le : vendredi 28 septembre 2012 à 09:34 - Dernière modification le : vendredi 28 septembre 2012 à 09:36

L'Union européenne se félicite des réformes annoncées par l'Espagne

Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a félicité les mesures prises par l'Espagne, jeudi 27 septembre.
Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a félicité les mesures prises par l'Espagne, jeudi 27 septembre.
Reuters/Sebastien Pirlet

Par RFI

Le calendrier détaillé de réformes présenté par l'Espagne va au-delà des demandes de l'Europe et constitue un ambitieux pas en avant, s'est félicité ce jeudi Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. « Les réformes ciblent clairement certains des défis politiques les plus pressants », a-t-il souligné dans un communiqué. La presse espagnole reconnaît aussi dans sa majorité la nécessité de ce plan.

Avec notre bureau à Bruxelles,

La Commission européenne s’est fendue d’un communiqué laudateur évoquant « des mesures concrètes, ambitieuses et ciblées ». Le plan espagnol répond, selon elle, aux recommandations émises dans le cadre des nouveaux pouvoirs de contrôle budgétaire attribués à la Commission, et irait même au-delà.

Ces louanges ne surprennent pas car ces réformes espagnoles ont été négociées avec la Commission. Mais celle-ci se félicite malgré tout de la création qu’elle réclamait d’une instance budgétaire indépendante pour contrôler les comptes nationaux.

Pour un certain nombre d’observateurs, ces réformes constituent en partie un message destiné à l’opinion publique espagnole, pour démontrer que le gouvernement prend ses décisions en toute indépendance, sans diktat de l’UE ou du Fonds monétaire international.

Par conséquent, ce plan pourrait, selon eux, ouvrir la porte à une demande de sauvetage aux Vingt-Sept puisque les exigences qu’ils pourraient avoir sont déjà prises en compte. D’autant qu’on n'attend plus que les besoins des banques espagnoles pour lancer le plan de sauvetage qui leur est consacré, d’autant aussi que des rumeurs évoquent un quadruplement du Fonds de sauvetage européen à deux millions d’euros, assez pour couvrir les besoins d’un grand pays.

La presse espagnole résignée

Les intérêts de la dette, le boulet de Rajoy

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

« Un budget de crise pour un pays en crise », commente le quotidien ultraconservateur La Razon qui salue « le courage d’un gouvernement asphyxié par la récession, le chômage et les problèmes pour se financer ».

ABC, journal monarchiste et conservateur, reconnaît que le budget du gouvernement Rajoy est austère, très austère, mais il souligne que le principal boulet, ce sont les intérêts de la dette : 10 milliards d’euros de plus que l’exercice précédent.
Le quotidien de centre-gauche El Pais abonde dans le même sens. Il admet que le gouvernement a très peu de marge de manœuvre et a dû augmenter les impôts car « les intérêts de la dette dévorent toutes les économies réalisées par ailleurs ».
Le journal Publico, plus à gauche, estime quant à lui que ce budget va appauvrir plus encore les Espagnols, notamment avec le gel des salaires des fonctionnaires et l’arrêt des chantiers d’infrastructures.

 

tags: Crise économique - Espagne - Mariano Rajoy - Union Européenne
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