Géorgie / Politique - 
Article publié le : mardi 02 octobre 2012 à 05:01 - Dernière modification le : mardi 02 octobre 2012 à 12:23

Législatives en Géorgie: Saakachvili admet sa défaite

Le leader de l'opposition, Bidzina Ivanichvili, s'adresse à ses partisans, le 1er octobre 2012.
Le leader de l'opposition, Bidzina Ivanichvili, s'adresse à ses partisans, le 1er octobre 2012.
REUTERS/Giorgy Kakulia/Georgian Dream Press Service

Par RFI

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a reconnu ce mardi 2 octobre la défaite de son parti aux législatives, remportées contre toute attente par le Rêve géorgien, la principale coalition d'opposition du milliardaire Bidzina Ivanichvili. « Il est clair que le Rêve géorgien a remporté la majorité » aux législatives, a déclaré M. Saakachvili dans un discours retransmis à la télévision.

Avec notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté

L’excellent résultat de la coalition emmenée par Bidzina Ivanichvili est d’abord le fait d’un vote sanction contre M. Saakachvili. Si le parti présidentiel devait encore avoir la majorité au Parlement, elle serait très courte.

Ce vote est une sanction contre la « Révolution des roses » de 2003, menée tambour battant depuis. Cette révolution, d’inspiration très libérale, a ses laissés pour compte. Notamment, les dizaines de milliers de fonctionnaires qui ont perdu leur emploi.

Cette révolution a aussi ses déçus. Souvent, l’équipe du président Saakachvili a privilégié la construction de l’Etat aux dépens des progrès démocratiques. En partie parce que l’environnement est très dur, régional comme interne, en partie du fait d’erreurs et d’une logique révolutionnaire parfois aveugle.

Enfin, cette révolution a ses adversaires idéologiques. Un exemple : l’église orthodoxe nationale est globalement opposée aux valeurs occidentales promues par Mikheïl Saakachvili.

Chacun s’accorde à dire en Géorgie que le vote s’est bien déroulé, dans le calme, alors que l’on craignait des violences. Et l’on peut dire que les 3,6 millions d’électeurs géorgiens ont pu choisir relativement librement leurs députés, ce qui mérite d’être souligné, alors que la plupart des anciennes républiques soviétiques sont des régimes dictatoriaux ou autoritaires.

tags: Géorgie - Mikheïl Saakachvili
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