À la Une : élections municipales en Bosnie, vers une nouvelle victoire des partis nationalistes
Les électeurs bosniens sont convoqués à des élections locales dimanche 7 octobre. Ce scrutin cristallise toutes les tensions dans un pays en pleine crise politique. La formation tardive et fragile de gouvernements à l’échelle de l’État et de la Fédération après les législatives 2010 n’a finalement rien changé au blocage institutionnel. La ville hautement symbolique de Srebrenica focalise l’attention. En effet, la loi a changé et seuls les électeurs résidant effectivement dans la commune pourront y voter. Dans ces conditions, la ville pourrait bien avoir un maire serbe, malgré la mobilisation des partis bosniaques pour inscrire un maximum de nouveaux électeurs...
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Mercredi 3 octobre, Ivica Dačić, Premier ministre également en charge de l’Intérieur, a fini par interdire la Gay Pride. Comme en 2011, il a invoqué des raisons de sécurité à cause des menaces lancées par les groupuscules d’extrême droite. Une interdiction pourtant illégale au regard de la Constitution serbe et des jugements de la Cour européenne des droits de l’homme. De toute façon, « la Gay Pride sera toujours là » assurent les organisateurs.
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L’enquête sur la tuerie de Chevaline est loin d’être terminée, mais plusieurs spécialistes en criminologie assurent que le tueur est sûrement un professionnel serbe. En effet, l’arme du crime est fabriquée dans les Balkans et le modus operandi ressemble aux méthodes qu’utilisait l’UDBA, la police secrète yougoslave. Leurs soupçons se dirigent vers un ancien des groupes paramilitaires...
Pour son premier discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président serbe a promis que Belgrade était prête à une paix durable avec Pristina, mais que la reconnaissance de l’indépendance était inenvisageable. Tomislav Nikolić a néanmoins plaidé pour des négociations directes au plus haut niveau avec le Kosovo assurant que l’avenir de son pays était dans l’Union européenne.
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Le 1er octobre, tous les symboles communistes seront interdits en Moldavie en vertu d’une loi votée cet été par le Parlement. Le PC, qui reste le plus grand parti du pays, hurle au scandale et invoque la mémoire des combattants du fascisme pour dénoncer un texte qui menace son existence même. Vingt-et-un ans après son indépendance de l’URSS, la Moldavie peine à se trouver un avenir, alors que sa transition démocratique vient tout juste de commencer.
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La Russie a les Pussy Riot, la Bulgarie Big Sha alias Misho Shamara, star locale du hip hop. Musicien respecté, le jeune homme est poursuivi pour avoir insulté le drapeau bulgare. De nombreux commentateurs pensent qu’il est victime d’une chasse aux sorcières à cause de son opposition affichée au GERB, le parti au pouvoir. La démocratie recule-t-elle (aussi) en Bulgarie ?
Zoran Janković, chef de l’opposition de gauche et maire de Ljubljana, est sous le coup d’une procédure judiciaire pour une vaste affaire de corruption. De son côté, le Premier ministre Janez Janša fait déjà l’objet d’une procédure pour trafic d’armes. Depuis son indépendance en 1991, la Slovénie tente de se présenter comme un pays moderne, respectant l’Etat de droit. Les turpitudes de sa classe politique rappellent pourtant les scandales qui éclaboussent d’ordinaire le reste des Balkans...
Depuis son arrivée au pouvoir en mai, le gouvernement dirigé par Victor Ponta a déjà dû faire face aux démissions de six ministres. Dernier en date, Vasile Cepoi, anciennement en charge de la Santé. Il est accusé par l’Agence nationale pour l’intégrité de corruption et de conflit d’intérêt.
Football et histoire d’amour contrariée en pleine Seconde Guerre mondiale : le film macédonien La Troisième mi-temps a tout pour devenir un succès au box-office mondial. Pourtant, il envenime depuis des mois les relations entre Skopje et Sofia, sur fond de différend historique à propos de l’occupation bulgare de la Macédoine et de la déportation des Juifs. Le point sur une affaire devenue diplomatique.
Connu pour son attachement à la Yougoslavie et son opposition au régime de Slobodan Milošević, Đorđe Balašević a une nouvelle fois provoqué l’ire des milieux nationalistes serbes en assurant ne pas être « un chanteur serbe », mais « un chanteur yougoslave ». Pourtant, quoi de plus normal pour un artiste dont le succès dépasse largement les frontières des États issus de la désintégration de la Fédération socialiste ?
par Simon Rico

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