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Article publié le : lundi 08 octobre 2012 à 19:55 - Dernière modification le : lundi 08 octobre 2012 à 19:59

Royaume-Uni : au congrès des conservateurs, Osborne annonce de nouvelles coupes budgétaires

George Osborne, le ministre des Finances au congrès annuel des conservateurs, lundi 8 octobre 2012.
George Osborne, le ministre des Finances au congrès annuel des conservateurs, lundi 8 octobre 2012.
REUTERS/Toby Melville

Par RFI

Au second jour du congrès annuel des conservateurs à Birmingham, George Osborne, le ministre des Finances, a annoncé une réduction supplémentaire dans les dépenses sociales de 10 milliards de livres par an, lors de la prochaine phase d’austérité. Le chancelier de l'Échiquier et son Premier ministre veulent utiliser la réunion annuelle de leur parti pour donner une image de prudence économique.

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Lors d’un discours particulièment ferme à l’égard de la protection sociale, le ministre des Finances George Osborne a justifié de nouvelles coupes de plus de 12 milliards d’euros dans le budget des allocations en martelant que l’austérité, plus longue que prévue, devait être partagée équitablement par toutes les couches de la société : « Est-ce que c’est juste que ceux qui travaillent dur et sortent de chez eux au petit matin quand il fait encore nuit, voient les volets fermés de leur voisin qui vit des allocations familiales et dort encore ? Nous parlons au nom de tous ceux qui veulent travailler dur et s’en sortir. C’est la mission du Parti conservateur moderne ».

George Osborne a ainsi suggéré que le gouvernement pourrait supprimer les allocations accordées aux familles sans emploi qui continuent à avoir des enfants, mais aussi aux moins de 25 ans qui n’ont jamais travaillé.

Le ministre des Finances, pour qui le budget ne peut pas seulement être rééquilibré en se servant dans le portefeuille des riches, a malgré tout promis que les plus aisés paieraient plus d’impôts. Un discours destiné à apaiser son auditoire conservateur face à l’incapacité de son gouvernement à faire démarrer l’économie, mais qui risque de raviver la réputation de « nasty party » des Tories, « le parti des méchants ».

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