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Article publié le : mardi 09 octobre 2012 à 19:37 - Dernière modification le : mardi 09 octobre 2012 à 21:24

France : les députés adoptent le traité budgétaire européen avec une majorité de gauche

A l'Assemblée nationale, ce mardi 9 octobre, les députés ont voté en faveur de la  ratification du traité budgétaire européen.
A l'Assemblée nationale, ce mardi 9 octobre, les députés ont voté en faveur de la ratification du traité budgétaire européen.
REUTERS/Charles Platiau

Par RFI

Environ 280 députés de gauche ont voté à l'Assemblée nationale en faveur du traité budgétaire européen. Le texte a été adopté, au final, par 477 voix, contre 70, sans que les votes de la droite en faveur du texte aient été déterminants. Mais les opposants à gauche ont campé sur leurs positions.

C'est le soulagement au gouvernement après l'adoption du traité budgétaire européen par les députés. A tel point que Jean-Marc Ayrault est venu lui-même se féliciter de ce résultat devant la presse à l'Assemblée nationale. Un fait inhabituel, pour ne pas dire exceptionnel, pour un Premier ministre en exercice. Mais il faut dire qu'après avoir dramatisé l'enjeu de ce scrutin durant des semaines, après avoir affirmé qu'il s'agissait de soutenir l'action du président de la République, le Premier ministre a voulu sanctionner lui-même le résultat.

La gauche a en effet réussi à obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés à elle seule. Et c'est bien cela que Jean-Marc Ayrault et François Hollande souhaitaient : ne pas avoir besoin des voix de l'opposition de droite pour faire adopter ce texte.

La barrière psychologique n'a donc pas été franchie. L'honneur est sauf. Mais cela ne veut pas dire pour autant que le gouvernement a véritablement réussi à obtenir un soutien massif de la majorité et à convaincre les opposants au traité, notamment à l'intérieur du PS, puisque 20 membres du groupe socialiste ont campé sur leurs positions et ont voté contre. Neuf autres se sont abstenus.

Le gouvernement a donc franchi l'étape du traité européen en réussissant à éviter l'accroc majeur mais sans susciter une véritable adhésion.

David Assouline

Porte-parole du Parti socialiste, dans l'émission «Mardi Politique»

C’est un encouragement important pour le président de la République à continuer ce combat qui ne fait que commencer.

 

09/10/2012 par Florent Guignard

 

tags: Crise économique - France - Jean-Marc Ayrault - Union Européenne - Zone euro
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(1) Réaction

Traité budgétaire européen signé par la France

Traité signé, et tout le monde a l'air de s'en réjouir parmi la gauche au gouvernement et les partis de droite. Consternant. Personne ne va donc expliquer que les plans d'austérité, inclus dans ce Pacte, vont faire davantage empirer la crise et la dérégulation financière (sans parler évidemment de la pérennisation des paradis fiscaux, que tous les gouvernements s'accordent parfaitement à ignorer alors qu'ils sont la gangrène de l'économie mondiale)? Une crise provoquée par des banques sans scrupules qui ont mis des millions de gens dans la panade (euphémisme) et que les Etats ont massivement aidées (avec l'aide des mafias, mais il ne faut pas le dire, ce n'est pas politiquement correct), tandis que nous, pauvres citoyens franco-européens, sommes condamnés à payer pour leur folie, leur inconscience et leur irresponsabilité: Goldman Sachs, Lehman Brothers... Les gouvernements ne veulent pas comprendre, se fichent éperdument des autres et vivent déconnectés d'une réalité qu'ils refusent d'affronter. C'est fort sympathique tout cela, mais surtout, comme le dirait un de mes amis, c'est "du grand n'importe quoi". Lisez donc les documents d'ATTAC, les livres de Stiglitz, les docus d'Arte sur la finance (et surtout pas la presse quotidienne généraliste, qui ne sait pas et ne veut pas expliquer les choses clairement) pour comprendre en quoi ces Traités sont sans queue ni tête. A bon entendeur

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