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Article publié le : mardi 09 octobre 2012 à 05:22 - Dernière modification le : mardi 09 octobre 2012 à 12:48

Grèce : la chancelière Angela Merkel à Athènes

La chancelière allemande, Angela Merkel, est attendue à Athènes mardi 9 octobre 2012.
La chancelière allemande, Angela Merkel, est attendue à Athènes mardi 9 octobre 2012.
REUTERS/Tobias Schwarz

Par RFI

La chancelière allemande est arrivée ce mardi 9 octobre à Athènes. C'est la première fois depuis le début de la crise de la dette. Angela Merkel vient adresser un message de soutien aux Grecs qui subissent une cure d'austérité sans précédent et qui lui attribuent  une partie de leurs malheurs. Angela Merkel doit rencontrer le chef du gouvernement, Antonis Samaras, le président Karolos Papoulias et les représentants du patronat. Les syndicats appellent d'ailleurs à manifester ce mardi. Et plusieurs milliers de policiers et membres des forces anti-émeutes seront mobilisés à Athènes.

Pas moins de 6 000 policiers, des unités anti-terroristes et des tireurs d'élite postés sur les toits d'Athènes, les mesures de sécurité prévues pour la visite d' Angela Merkel sont impressionnantes.

Il faut dire que beaucoup de Grecs, frappés depuis trois ans par des mesures d'austérité de plus en plus lourdes, n'aiment guère la chef de l'exécutif allemand. Ils lui attribuent une grande partie de leurs malheurs. Quelques milliers d'entre eux sont descendus lundi soir dans la rue.

La manifestation était prévue avant l'annonce de la visite d'Angela Merkel, mais ils l'ont tout de même prise pour cible : sur un drapeau allemand déployé devant le Parlement, on pouvait lire « Angela, tu n'es pas la bienvenue ! ».

La chancelière allemande, n'excluait pas, il y a quelques mois, une sortie de la Grèce de la zone euro faute de nouvelles mesures d'austérité. Désormais, elle semble mieux disposée. Dans son entourage, on dit qu'elle apprécie les réformes du gouvernement d'Antonis Samaras et qu'elle se rend à Athènes pour dire aux Grecs que Berlin ne les abandonnera pas.

L'exécutif grec disposera peut-être d'un peu plus de temps et plus d'argent pour tenter de redresser le pays.

La visite d'Angela Merkel commentée par la presse allemande

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

«Restez ferme Madame la chancelière ». Le champion toutes catégories du front anti-grec, le quotidien populaire Bild Zeitung a donné le ton dès hier matin : Athènes doit mettre ses finances en ordre. De toute façon, les contribuables allemands sont suffisamment mis à contribution.

Si d’autres commentaires ce matin rappellent que la Grèce est avant tout responsable de ses problèmes, le ton dans l’ensemble est plutôt conciliant. Le quotidien conservateur Die Welt salue l’empathie exprimée par la chancelière ; d’autres journaux, son courage d’affronter sur place une opinion publique hostile.

Plusieurs commentaires critiquent une visite qui survient à leurs yeux bien trop tard. « Les hésitations de Merkel justifient en partie cette hostilité », estime un quotidien. L’hebdomadaire Die Zeit estime que la Grèce est la victime principale de l’austérité voulue par Angela Merkel.

Pour améliorer son image, certains commentaires conseillent à la chancelière d’apporter avec elle un cadeau concret comme un délai supplémentaire pour assainir l’économie grecque.

Enfin, le quotidien économique Financial Times Deutschland analyse le tournant merkelien : à un an des élections en Allemagne, la chancelière veut tout faire pour que la Grèce ne quitte pas la zone euro. L’inverse prouverait que sa stratégie a échoué.

tags: Allemagne - Angela Merkel - Antonis Samaras - Grèce
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Bravo Mme Merkel. Tenez bon dans les orientations que vous préco

Angela Merkel a un réel courage politique. Le peuple allemand a prouvé sa détermination en assumant la réunification de l’Allemagne qui leur a imposé des efforts considérables. La reconstruction de leur pays après la guerre avait déjà été une réussite et aujourd’hui c’est un des rares pays qui s’en sort plutôt bien économiquement.
L’ex gouvernement socialiste grec qui a mené la Grèce à la faillite est seul responsable de la situation que vivent les grecs, et ceux qui cherchent à le faire oublier ne veulent en fait que reprendre le pouvoir avec la même démagogie et le même laxisme politique.
En France où la pression fiscale a aussi atteint des niveaux très inquiétants, François Hollande nous rejoue le jeu des ex socialistes qui ont tous mené leur pays à la ruine (Grèce, Espagne, Portugal,…) avec ses annonces de prélèvement supplémentaires . Alors que le PS est déjà responsable de l’augmentation de 125 % des impôts régionaux et de l’augmentation du coût du travail qui a fait que tous nos industriels sont partis ailleurs (réduction de39 à 35 h avec maintien des salaires, charges salariales de 72 %, etc…) . La responsabilité des socialistes français est incontestable car il détient (provisoirement) tous les pouvoirs même si c’est avec seulement 600 000 voix sur 60 0000 000 de français. Et ce n’est pas la politisation des syndicats français, courroies de transmission du PS et du Front de gauche - qui ne représente pourtant que 5% des salariés et fonctionnaires - qui changera la donne économique ! C’est en réduisant nos dépenses, les salaires des élus et leur nombre excessif et qui ne font que cumuler des fonctions qu’ils sont incapables d’assumer que l’on pourra s’en sortir sans accroître la pression fiscale.
Mais les français en ont plus qu’assez de toutes ces gabegies, et au niveau européen tout le monde en a assez du gâchis que représentent les dépenses des fonctionnaires et élus européens qui ne se privent pas alors qu’ils se sont révélés incapables de prévenir et d’enrayer la crise !

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