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Article publié le : jeudi 11 octobre 2012 à 22:08 - Dernière modification le : jeudi 11 octobre 2012 à 22:08

Verdict en appel du procès des Pussy Riot : les juges se défendent

Les trois jeunes femmes du groupe punk-rock lors de leur premier procès en appel, le 1er octobre 2012.
Les trois jeunes femmes du groupe punk-rock lors de leur premier procès en appel, le 1er octobre 2012.
REUTERS/Maxim Shemetov

Par RFI

Au lendemain du procès en appel des Pussy Riot, ces punkettes qui ont mené une action anti-Poutine dans la cathédrale de Moscou, les juges du tribunal municipal de Moscou parlent. Ils ont décidé de donner une conférence de presse quelque peu inhabituelle, pour expliquer pourquoi ils avaient décidé de laisser inchangée la peine de deux ans de prison pour deux jeunes femmes et de libérer sous condition la troisième.

Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio.

Ils ont laissé leurs longues robes noires de magistrats au tribunal : opération communication pour deux des juges qui ont examiné en appel hier, mercredi 10 octobre 2012, la condamnation des trois membres du groupe de punk rock.

Trois jours avant l’audience, la télévision avait diffusé les propos de Vladimir Poutine, qualifiant de « correcte » la peine de deux ans de prison à l’encontre des jeunes femmes. Des propos dénoncés par les avocats comme étant une forme de pression sur la justice - ce dont se défend la juge Larissa Poliakova, qui a présidé le procès en appel : « A propos de cette affaire, on a entendu beaucoup de commentaires. Mais nous avons pris la décision que nous avons jugée nécessaire. Personne n'a jamais exercé de pression quelconque sur nous. »

La décision des juges de libérer l'une des jeunes femmes a surpris. Ils n'ont en revanche pas estimé nécessaire d'alléger la peine des deux autres membres du groupe qui ont chacune un enfant mineur. Le juge Iouri Passiounine estime qu'elles ont déjà bénéficié de circonstances atténuantes en première instance : « Soit dit en passant, la loi prévoit une peine jusqu'à sept ans de prison et elles ont été condamné à deux ans. »

La décision des juges du tribunal municipal de Moscou pourra encore être examinée par la Haute cour de justice.

tags: Droits de l’homme - Religion - Russie - Vladimir Poutine
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