Régionales en Galice et au Pays Basque: soulagement et inquiétude pour Mariano Rajoy

Le chef du gouvernement espagnol, fragilisé par la crise, a sauvé la face en Galice, sa région natale, où la droite a gardé la majorité, lors des élections régionales qui se sont tenues dimanche 21 octobre, mais est confronté au Pays basque à une poussée des indépendantistes, devenus deuxième force régionale.
Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau
Soulagement en Galice, un bastion conservateur où le candidat de droite renouvelle sa majorité absolue, en la rendant même bien plus confortable. Mais inquiétude au Pays basque où l’on peut parler d'une déferlante nationaliste, alors même que les socialistes, qui gouvernaient jusqu'alors la région, s'effondrent.
Déferlante nationaliste car le grand parti de centre droit modéré, le PNV, fait un très bon score, et surtout parce que la gauche indépendantiste, celle qui est issue de la vitrine politique de l'organisation terroriste ETA, cette gauche séparatiste, Bildu, fait un bond en avant prodigieux et devient la deuxième formation parlementaire au Pays basque, loin devant les partis « espagnolistes ».
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C'est la principale lecture de ce scrutin régional basque : à elles seules, les forces nationalistes représentent désormais environ 2/3 de l'hémicycle. C'est pour elles une victoire historique.
Une double dérive sécessionniste « Toi l'Espagne, tu as un problème. » Cette formule est celle d'un commentateur sur la télévision publique TVE. C'est une manière de dire que le chef du gouvernement Rajoy a un problème avec deux pôles nationalistes en Espagne. La Catalogne, tout d'abord, qui a annoncé un référendum d'autodétermination dans les quatre années à venir. Le Pays basque, ensuite, puisqu'à l'issue des législatives, le parlement régional est désormais ultra dominé par deux formations, l'une de centre-droit, l'autre de gauche, deux formations ouvertement indépendantistes. Celui qui va diriger l'exécutif basque pendant quatre ans, le nationaliste modéré Inigo Urkullu, est certes prudent mais il veut aussi pour son pays, « le droit d'autodétermination », comme la Catalogne, l'Ecosse ou le Québec. A Madrid, le gouvernement central de Rajoy doit donc affronter une double dérive sécessionniste. La Constitution stipule que l'Espagne est une nation indivisible, mais en Catalogne et au Pays basque, on ne l'entend pas de cette oreille. |

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