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    Europe

    Turquie : Ankara veut faire cesser la grève de la faim aux détenus kurdes

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    En Turquie, le ministre de la Justice a lancé un appel aux centaines de détenus kurdes en grève de la faim pour qu'ils renoncent à leur action. Selon le ministre, il y a actuellement environ 680 détenus, qui ont cessé de s'alimenter depuis la mi-septembre dans plus de 50 prisons turques.


     

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    En Turquie, ce jeudi 25 octobre, c’est le 44e jour de grève de la faim pour près de 700 kurdes. Cec sont parfois des élus, maires ou parlementaires, souvent des cadres du parti pour la Paix et la Démocratie, ou BDP, souvent aussi des prévenus poursuivis pour liens avec la rébellion, et enfin des avocats.

    Ils sont mobilisés autour du sort du leader historique du parti des Travailleurs du Kurdistan, condamné à la prison à vie après son arrestation en 1999. Hier, à la veille de la fête du sacrifice, le ministre de la Justice leur a rendu visite dans une prison.

    Inattendue, car inhabituelle dans le cadre du perpétuel bras de fer entre gouvernement central et kurdes autonomistes, la visite en forme de main tendue du ministre de la Justice ne fera sans doute pas cesser immédiatement le mouvement de protestation qui grossissait depuis des semaines, mais il répond au moins à une des trois revendications des grévistes.

    Sadullah Ergin a en effet souligné que bientôt les accusés kurdes auraient pleinement le droit de se défendre en leur langue maternelle devant les tribunaux ; tribunaux qui, comble et paradoxe, leur reprochent justement de se battre pour la reconnaissance de leurs droits culturels. Autre demande des grévistes : l’autorisation de la langue kurde dans tous les lieux publics ; une exigence qui paraît difficile à satisfaire, même si de grands progrès ont été réalisés dans cette direction ces dernières années.

    Et enfin, le point sensible et central de ce mouvement, c’est le sort du prisonnier Öcalan, maintenu à l’isolement depuis quinze mois sans visite de ses avocats. Le ministre a promis une action gouvernementale prochaine « dans la mesure du possible ». Une attitude conciliante du ministre se disant «à l’écoute » des protestataires qui semble annoncer la reprise de pourparlers au plus haut niveau pour stopper la spirale guérilla-répression qui s’était emballée ces derniers mois.

    Chronologie et chiffres clés
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