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    Europe

    Crise de la dette: les pays fragiles de la zone euro

    media Le siège de la BCE à Francfort REUTERS/Ralph Orlowski

    Le Parlement portugais a adopté mercredi 31 octobre la proposition du budget d’austérité pour 2013. Ce budget accentue la politique d'austérité menée par le gouvernement de centre-droit sous la tutelle de ses créanciers. Avec le Portugal, d’autres pays fragiles de la zone euro doivent faire face à la méfiance des investisseurs quant à leur capacité à rembourser leur dette.

    Depuis deux ans, la crise de la dette souveraine n’en finit pas d’ébranler l’Union européenne. Et ils sont cinq maintenant- le Portugal, la Grèce, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie- dans le collimateur des marchés.

    Mais tandis que certains de ces pays bénéficient déjà du plan d'aide européen, d'autres ne sont pas prêts à faire leur demande. Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, a assuré qu'il demanderait le soutien de la Banque centrale européenne seulement « si l'Espagne en a besoin », estimant qu'un tel sauvetage n'est pas indispensable.

    L’aide européenne

    Trois pays ont demandé le plan d’aide : la Grèce, l’Irlande et le Portugal. Ces pays n’ont plus accès aux marchés de capitaux à long terme. Ils sont sous un programme complet, et doivent mettre en place des mesures pour réduire leur déficit public. Chaque trimestre, les inspecteurs de la troïka (la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne) passent en revue les progrès des pays. Lorsque les conditions sont remplies, arrivent les aides permettant de financer l’Etat.

    Pour le moment, Madrid et Rome n’ont pas demandé le plan de sauvetage. L’Espagne souhaite avoir accès au programme d’aide de la Banque centrale européenne, mais en même temps, elle ne veut pas être stigmatisée, comme peut l’être la Grèce. L’Espagne rejette le programme d’ajustement complet. En revanche, elle se contenterait bien d’une ligne de crédit. « L’Italie, c’est encore différent, estime Thibaut Mercier, analyste chez BNP/Paribas. Aujourd’hui, la dette italienne est soutenable. Et si l’Espagne fait appel à l’aide européenne avant la fin de l’année, cela pourrait faire baisser les taux espagnols, et on pourrait s’attendre à ce que les taux italiens bénéficient de cette retombée du stress dans le sud de l’Europe ».

    Les problèmes structurels

    Chacun des pays fragiles de la zone euro a ses propres problèmes structurels que la crise n'a fait qu'aggraver. Ils ont peut-être aussi adopté l'euro trop tôt. « Ces pays ont eu alors des conditions de financement privilégiés et des taux d'intérêt bas, estime Céline Antonin, économiste au Centre de recherche en économie de Sciences Po (OFCE). Ils se sont endettés alors qu'entretemps, leur compétitivité a baissé et le chômage a explosé ».

    En Italie, on observait cette baisse de la compétitivité alors que les coûts salariaux grimpaient. À cela, se sont ajoutées la stagnation de la recherche et du développement, l’économie souterraine et la fraude fiscale massive. En Grèce, l’évasion fiscale et l’économie parallèle se sont conjuguées avec la perte des marchés à l’exportation. Les produits grecs se sont avérés à faible valeur ajoutée et ont été vite concurrencés par les pays émergents.

    Ce dernier problème a touché également le Portugal. Les cas de l’Espagne et de l’Irlande sont différents. En Espagne, le boom immobilier a longtemps créé des emplois. Mais il a été fondé sur une bulle spéculative, et le krach immobilier est arrivé en 2008.

    La crise irlandaise est avant tout la crise bancaire. Avec l’éclatement de la bulle immobilière, le gouvernement a injecté des millions d’euros dans ses banques pour éviter leur effondrement. Résultat : les comptes publics se sont retrouvés dans le rouge.

    La croissance soutenable

    Aujourd’hui, le déficit budgétaire de ces pays s'aggrave, alors que la croissance est en berne. Les pays contraints à de lourdes économies ont du mal à redémarrer. Ces pays ont longtemps vécu au-dessus de leurs moyens. L'explosion de la crise a aggravé leur endettement.

    « Ils n'ont pas d'autre choix que d'assainir leurs comptes, mais il faut aussi qu'ils repensent leur économie à l'avenir », estime Daniela Ordoñez, économiste au cabinet COE Rexecode. À court terme, les déséquilibres macroéconomiques qui se sont formés doivent être réduits. « Une fois ces réajustements faits, on pourra parler de l’amélioration de la compétitivité. Il s’agit de toute une politique économique à mettre en place, non seulement pour maintenant, mais surtout pour les générations futures. Une politique qui générerait une croissance soutenable et un emploi, basé sur une production stable et non généré par des bulles », ajoute Daniela Ordoñez.

    Pour le moment, l’Europe se contente d'éteindre l'incendie. Dans son budget 2014-2020, pas de trace de grands travaux qui pourraient relancer la croissance. Les 27 se préparent à des discussions âpres sur le budget, lors d'un sommet extraordinaire à Bruxelles les 22 et 23 novembre. 

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