Union Européenne - 
Article publié le : vendredi 23 novembre 2012 à 23:17 - Dernière modification le : samedi 24 novembre 2012 à 02:45

Budget européen : les Vingt-Sept divisés en deux camps

Les dirigeants européens posent pour une  «photo de famille» en marge du sommet de Bruxelles sur le budget de l'Union, vendredi 23 septembre 2012.
Les dirigeants européens posent pour une «photo de famille» en marge du sommet de Bruxelles sur le budget de l'Union, vendredi 23 septembre 2012.
REUTERS/Francois Lenoir

Par RFI

Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy n'a pas réussi à faire passer sa copie concernant le prochain budget de l'Union européenne aux vingt-sept chefs d'état et de gouvernement réunis aujourd’hui vendredi 23 novembre à Bruxelles. Les divisions ont eu raison d'un compromis et le sommet s'achève donc sans accord, en attendant un prochain rendez-vous, fixé en début d’année prochaine.

Avec notre correspondant à Bruxelles

Lors de ce sommet, les dirigeants européens ont pu mesurer ce qui les séparent, à défaut de ce qui les rapprochent.

François Hollande

Président de la République française

Personne n'a gagné, personne n'a perdu.

 

23/11/2012 par RFI

Les Vingt-Sept se divisent aujourd’hui en deux catégories : d’un côté ceux qui veulent maintenir un budget conséquent au nom de l’ambition européenne, mais aussi et surtout au nom des aides que sont la politique agricole commune (PAC) et les fonds de cohésion. Ces pays, avec en tête la France, sont d’accord avec le président Herman Van Rompuy sur sa proposition d’un budget à 985 milliards d’euros sur sept ans.

François Hollande

Président de la République française

Nous voulons un budget consistant, c'est-à-dire la possibilité de financer les politiques européennes. Ce qu'a proposé M. Van Rompuy nous paraît raisonnable

 

24/11/2012 par Guillaume Naudin

985 milliards d’euros sur sept ans ? La somme est jugée excessive par l’autre catégorie, celle des contributeurs nets, qui en pleine période de restriction budgétaire domestique, veulent payer moins et donc maintenir leur rabais. Il y a là la Suède, les Pays-Bas et, bien sûr, le Royaume-Uni.

Sous la pression des eurosceptiques britanniques, David Cameron affirme néanmoins qu’il veut rester dans l’Union, mais en la réformant. Objet de son courroux : les institutions européennes et ses fonctionnaires qu’il veut mettre au régime sec.

David Cameron

Premier ministre britannique

La proposition du président du Conseil européen n'était pas suffisamment bonne. Elle n'était pas bonne pour le Royaume-Uni et pour d'autres pays. Tous ensemble, nous avions un message simple : nous devons réduire de façon conséquente nos dépenses. C'est ce qu'il se passe au plan national et c'est ce qu'il doit se passer ici au niveau européen

 

24/11/2012 par Grégoire Lory

Comme souvent, l’Allemagne se place au milieu de tous : Berlin veut aussi une baisse de budget, mais de moindre ampleur que celle réclamée par les Britanniques. Angela Merkel fait bien attention à se maintenir au centre du jeu, et elle devrait jouer un rôle important pour rapprocher les points de vue. Un rôle de plus en plus difficile à tenir car, plus que jamais, l’Union et, dans le cas présent, l’unanimité, sont un combat.

tags: Allemagne - France - Herman Van Rompuy - Royaume-Uni - Union Européenne
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