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    Europe

    Acquittement d'Haradinaj: liesse à Pristina et amertume à Belgrade

    media Haie d'honneur à Pristina pour Ramush Haradinaj à son arrivée à l'aéroport où il est acueilli par le Premier ministre Hashim Thaci (D), le 29 novembre 2012. REUTERS/Hazir Reka

    Pristina se réveille heureuse ce vendredi 30 novembre 2012. Jeudi, Ramush Haradinaj, l’un de ses héros est rentré au pays. Accusé de crimes de guerre contre les Serbes durant la guerre en 1998-99, l’ancien commandant de l'Armée de libération du Kosovo a été acquitté de toutes charges par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. A Belgrade en revanche c'est l'incompréhension.

    C’est sous les applaudissements et feux d’artifices que Ramush Haradinaj est monté sur scène jeudi soir à Pristina, rapporte notre correspondante Sophie Guesné. Près de 4000 Albanais sont venus saluer son retour et laissent exploser leur joie. « On aime Ramush !» dit une femme, «On est très-très heureux ! Je viens du même village que lui, je le connais. C’est quelqu’un de bien, il est issu d’une bonne famille, bien éduquée, patriote» ajoute sa voisine. «Il n’a commis aucun crime, on attendait son retour, ce n’est pas une surprise» nous dit un homme.

    Ce retour n’est en effet pas une surprise, d’autant que Ramush Haradinaj avait déjà été acquitté lors d’un premier procès en 2008. Les Albanais du Kosovo sont convaincus de son innocence. Il n’a fait que se battre, en leur nom, contre l’oppression serbe, comme l’explique Meliza : «Ce jugement dépasse la personne même d’Haradinaj. Il est le symbole de notre indépendance, de notre lutte pour la liberté… C’est pour cela que c’est un grand jour. Pas seulement pour lui et sa famille, mais pour l’ensemble du Kosovo

    Bref, mais direct comme à son habitude, Haradinaj a déclaré vouloir améliorer la démocratie et l’économie du pays. Les Albanais du Kosovo le disent intelligent, travailleur. Ils lui reconnaissent les qualités d’un bon leader qui a fait ses preuves avant son inculpation et ils espèrent très sincèrement le voir retrouver très vite son ancien poste, celui de Premier ministre.

    Consternation en Serbie

    A Belgrade, l’annonce de l’acquittement de Ramush Haradinaj a été très mal vécue, d’autant qu’elle intervient quelques jours seulement après l’acquittement du général croate Ante Gotovina. Les deux hommes symbolisaient les crimes commis contre les serbes en Croatie et au Kosovo, et leur remise en liberté est vécue en Serbie comme une humiliation. L'analyse de notre correspondant à belgrade, Laurent Rouy.

    «Ces jours sont ceux du règne du Mal», tel a été le commentaire de Vuk Jeremic, président de l’assemblée des Nations unies, à propos de l’acquittement de Ramush Haradinaj et de celui, il y a quelques jours, du général croate ante Gotovina. De la même façon, le président Toma Nikolic convaincu que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie poursuit une politique anti-serbe, appelle à l’union nationale.

    Tensions entre pays voisins

    D’une manière générale, toutes les réactions critiquent le travail du TPI et ne s’attachent pas spécifiquement au cas Haradinaj. Si la surenchère verbale des nationalistes était prévisible, la critique des défenseurs des droits de l’homme, comme Natasha Kandic, suscite des interrogations sur la justice internationale.

    Les Serbes se sentent rabaissés par les acquittements successifs de suspects de crimes contre des civils serbes. Du coup, sur le plan diplomatique, les relations entre la Serbie et la Croatie se sont déjà visiblement dégradées. Mais dans le cas du Kosovo, où le dialogue entre Belgrade et Pristina est imposé par l’Union européenne, c’est l’image de Bruxelles qui est fortement écornée.

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