Italie : Pier Luigi Bersani, candidat de la gauche pour les élections de 2013 - Europe - RFI

 

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Italie Mario Monti

Italie : Pier Luigi Bersani, candidat de la gauche pour les élections de 2013

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Originaire de l’Emilie-Romagne, qui fut la région la plus rouge de la péninsule à l’époque du Parti communiste, Pier Luigi Bersani remporte haut la main les primaires du centre-gauche, raflant d’ailleurs la mise dans toutes les régions dominées par la gauche, à l'exception de la Toscane. Et pour cause : il était en ballottage avec le maire de Florence, Matteo Renzi, 37 ans, surnommé le « rottamatore », l’homme qui veut mettre à la casse tous les vieux politiques.

Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Matteo Renzi accepte avec fair-play sa défaite : « Je ne regrette pas d’avoir tenté ma chance », dit-il, certain de son avenir politique. Bersani, lui, se félicite de la « grande preuve de démocratie » représentée par les primaires et promet de se mettre au travail dès demain « pour changer l’Italie ».

La victoire de Pier Luigi Bersani, dont les mots clés sont « expérience et réformisme », est sans surprise, dans la mesure où elle correspond aux estimations des instituts de sondage depuis plusieurs semaines. Les Italiens, qui ont participé à ces primaires, soit près de 3 millions d’électeurs, ont opté pour un candidat à l’allure très paternelle. Rassurant, modéré, attentif aux questions sociales, à 61 ans, ce fils de mécanicien qui a suivi des études de philosophie après une adolescence au service du bénévolat, est donc le candidat du centre-gauche au poste de président du Conseil.

Ancien ministre de l’Industrie, des transports et du développement économique, Pier Luigi Bersani est secrétaire du Parti démocrate depuis 2009, un parti qui sort sensiblement renforcé de l’épreuve des primaires et cela notamment grâce au très combatif maire de Florence, Matteo Renzi, qui du haut de ses 37 ans, milite pour rajeunir la classe politique.

Matteo Renzi sort donc vaincu de ce scrutin. Une défaite très nette, souligne-t-il, en reconnaissant qu’il n’est pas parvenu à se défaire de l’image du jeune premier, trop ambitieux.

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