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    Europe

    Le Portugal liquide ses entreprises publiques

    media Le groupe français de BTP Vinci deviendra concessionnaire unique pendant 50 ans des dix aéroports du Portugal. Reuters/Hugo Correia

    Le Portugal a cédé jeudi 27 décembre le gestionnaire de ses aéroports, ANA, à Vinci. En déboursant plus de 3 milliards d’euros, le groupe de BTP français permet au Portugal de dépasser l’objectif de ses privatisations fixé à 5,5 milliards d’euros.

    Vinci a obtenu jeudi la gestion des aéroports portugais ANA. Le groupe français de BTP signera un contrat, courant janvier, pour devenir concessionnaire unique pendant 50 ans des dix aéroports du Portugal. Vinci déboursera pour cela plus de 3 milliards d’euros. « La proposition qui l’a emporté était la plus élevée financièrement mais aussi la plus intéressante au plan stratégique », s’est félicitée Maria Luis Albuquerque, secrétaire d’Etat au Trésor portugais. L’offre de Vinci l’a emporté sur celles du consortium emmené par le groupe allemand Fraport, du groupe argentin Corporacion America et enfin du gestionnaire de l’aéroport de Zurich.

    Une aide internationale de 78 milliards d’euros

    Avec la cession d’ANA, le Portugal a largement dépassé l’objectif de 5,5 milliards d’euros, visé par son programme de privatisation et a déjà récolté un milliard de plus. A l’inverse de la Grèce, Lisbonne a donc rempli les conditions imposées par la Troïka, en échange d’une aide internationale de 78 milliards d’euros, accordée en mai 2011. En février déjà, le Portugal avait levé près de 3 milliards d’euros, en vendant des participations publiques des compagnies d’électricité EDP, Energies du Portugal, et REN, Réseau d’énergie national.

    La dette portugaise atteint plus de 120% du PIB

    La vente de tous ces actifs doit contribuer à réduire la dette portugaise qui atteint aujourd’hui plus de 120% du PIB. Alors le Portugal continue à liquider : les chantiers navals de Viana do Castelo au nord-ouest du pays, la poste, la filiale de fret des chemins de fer portugais, sont à prendre. Le gouvernement a même parlé de l’audiovisuel public et envisage la privatisation pour 15 à 25 ans de la chaîne de télévision RTP1 et des radios publiques RDP. La seconde chaîne publique RTP2 serait quant à elle fermée. Toutes ces mesures pourraient permettre au gouvernement portugais d’économiser 200 millions d’euros chaque année.

    La privatisation portugaise attire les pays émergents

    Mais cette mesure est encore très polémique, notamment parce qu’un groupe de médias à capitaux angolais a déjà manifesté son intérêt pour l’audiovisuel public portugais.

    La privatisation portugaise attire les pays émergents, notamment le Brésil, la Chine et l’Angola. Une grande partie des actifs de REN et EDP ont d’ailleurs été cédés au géant de l’énergie chinois, Three Gorges.
     
    Pour la Chine il s’agit de s’imposer un peu plus sur le marché européen et d’acquérir au passage quelques compétences techniques. L’intérêt pour Energias de Portugal prend tout son sens, quand on sait que l’entreprise est leader dans les énergies renouvelables et que la Chine a elle-même lancé un vaste programme d’amélioration de son efficacité énergétique.
     
    Le Brésil, quant à lui, investit depuis plusieurs décennies au Portugal qui représente un marché-tremplin vers le reste de l’Europe. Or la contraction de son économie ne fait pas les affaires brésiliennes. « Il est dans notre intérêt que le Portugal sorte de cette crise le plus rapidement possible », avait déclaré Dilma Rousseff en visite à Lisbonne en mars 2011.
     
    Riche de son pétrole, l’Angola était encore jusqu’à peu, le premier investisseur étranger au Portugal. Cette relation est fortement politique et permet de renforcer l’ancienne colonie portugaise dans la sphère lusophone.
     
    Lisbonne a déjà vendu ses entreprises les plus rentables
     
    Quoiqu’il en soit, malgré les premiers succès de la privatisation portugaise, la Commission européenne continue de penser que le Portugal n’atteindra pas son objectif de réduction du déficit budgétaire, fixé à 5% du PIB. Lisbonne a déjà vendu ses entreprises les plus rentables. Et il sera moins simple de trouver preneurs pour celles qui restent. La semaine dernière, le gouvernement a par exemple échoué à céder la TAP, la compagnie aérienne nationale.
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