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Russie : un Nouvel An derrière les barreaux pour une vingtaine de manifestants

media Arrestation de manifestants le 31 décembre 2012 à Moscou. REUTERS/Sergei Karpukhin

Un nouvel an en cellules pour plusieurs membres de l'opposition radicale, dont l'écrivain Edouard Limonov. Il avait appelé ses partisans à sortir dans la rue, comme tous les 31 du mois, pour réclamer la garantie de la liberté de rassemblement. La manifestation, non autorisée, n'a rassemblé qu'une poignée de manifestants. Une vingtaine se sont fait arrêter.

Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

Les passants, les bras chargés de cadeaux, tentent de se frayer un passage entre les policiers, les manifestants et les journalistes rassemblés près d'une place entièrement entourée de barrières métalliques.

Alevtina Vassilieva exhibe un exemplaire de la Constitution de la Fédération de Russie. Elle est sortie défendre l’article 31, qui garantit la liberté de rassemblement. « Nos revendications, explique-t-elle, ne dépassent pas le cadre de la loi. Je ne comprends pas pourquoi il y a autant de police, autant de fourgons cellulaires, j'ai l'impression qu'il y a un fourgon pour chaque manifestant. Je me suis approchée des policiers et je leur ai dit : 'là-haut, ils volent des millions et des milliards et vous, vous combattez le peuple, où est la logique ?' Moi, j'ai le même âge que Poutine, et j'ai honte pour lui, il ne comprend pas la vie réelle, il ne comprend pas les gens. »

Les haut-parleurs des policiers demandent aux manifestants de se disperser. Les forces spéciales casquées et armées de matraques poussent le public vers les rues adjacentes, quand Edouard Limonov apparaît. L’écrivain a le temps de prononcer quelques paroles, avant d’être emmené par la police. « Nous ferons valoir nos droits, clame-t-il, le mouvement est lancé, on ne peut plus l'arrêter. »

Peu à peu la police fait place nette. Les quelques manifestants restants se dirigent vers le métro en se souhaitant mutuellement, une bonne année de combats.

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