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    Europe

    La Turquie négocierait un désarmement de la rébellion kurde

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    Des négociations directes entre l’Etat turc et le chef de la rébellion kurde Abdullah Öcalan se tiennent secrètement depuis des mois. Ojectif : un désarmement des séparatistes kurdes avec Abdullah Öcalan, leur dirigeant emprisonné depuis 1999. C'est ce que rapporte le quotidien turc Hürriyet le 31 décembre. Ces informations ont été confirmées par Yalçin Akdogan, principal conseiller politique du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    En Turquie, l’année 2013 pourrait être l’année d’une solution pacifique à la rébellion kurde qui, depuis son lancement en 1984, a fait plus de 40 000 victimes. Il n’est plus un secret depuis que le Premier ministre Tayyip Erdogan l’a reconnu lui-même, des négociations directes entre l’Etat turc et le chef de la rébellion kurde Abdullah Öcalan se tiennent secrètement depuis des mois, c’est une première depuis son arrestation en 1999. Une feuille de route et un calendrier sont en préparation, dont l’un des premiers rendez-vous devrait être un appel au dépôt des armes par le PKK.

    Le tournant a été pris le mois dernier, le 18 novembre exactement, après plus de deux mois de grève de la faim de centaines de détenus kurdes. Pour mettre un terme sans le moindre décès à ce mouvement d’une ampleur sans précédent, le gouvernement avait concédé que des négociations discrètes avaient bien lieu avec Abdullah Öcalan.

    En annonçant cette fois ouvertement que ces discussions se poursuivaient « au plus haut niveau », le chef du gouvernement confirme qu’un dialogue sérieux est engagé pour mettre un terme à la lutte armée. Pour preuve, ces quatre heures d’entretien, dimanche dernier, entre des responsables des services de renseignements et le chef du PKK, dans l’île-prison où il purge une peine de prison à vie.

    Dans la balance donc, un appel au dépôt des armes par les chefs militaires de la rébellion, et la possibilité pour eux de se réfugier dans un pays tiers, pays qui n’aurait pas de frontière avec la Turquie et ne ferait pas partie de l’Union européenne.

    Le conseiller du Premier ministre a promis beaucoup de bonne volonté « de la part des autorités turques pour parvenir enfin à faire taire les armes, alors que l’instabilité en Irak et surtout en Syrie menace les frontières les plus poreuses d’infiltration de militants kurdes armés ».

    C’est au printemps, au moment où traditionnellement les hostilités reprennent entre rébellion et armée turque, que l’on verra si ce processus connaît un début de concrétisation.

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