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    Europe

    L’ambition Capitale de la Friche de la Belle de Mai à Marseille

    media La Friche la Belle de Mai à Marseille. Siegfried Forster / RFI

    La Friche de la Belle de Mai est la vitrine culturelle de Marseille et l’un des points forts de la Capitale européenne de la culture. Ce week-end, on y fête le lancement de Made in Friche, une façon d’ouvrir toutes les portes de cette fabrique artistique qui héberge 70 structures et 500 personnes qui travaillent quotidiennement à produire des œuvres. Entretien avec Alain Arnaudet, directeur de la Friche et de l'îlot 3, consacré à la création artistique culturelle dans le domaine du spectacle vivant, la littérature, les arts plastiques.

    Marseille est la capitale européenne de la culture, est-ce que la Friche de la Belle de Mai est la capitale culturelle de Marseille ?

    On ne va pas être présomptueux. C’est vrai que la Friche la Belle de Mai sera un élément important du dispositif Marseille-Provence 2013. C’est un très grand espace public de cinq hectares qui va proposer toute l’année 2013 une programmation assez exceptionnelle dans tous les domaines artistiques.

    La Belle de Mai a été reconvertie en friche culturelle en 1992. Elle a réussi quelque chose que l’Année Capitale veut aussi réussir : transformer un quartier, une ville, l’image. La Friche est-ce la preuve que l’on peut transformer une ville ou un quartier par la culture ?

    C’est dans tous les cas ce qu’on essaye de démontrer depuis 20 ans ici effectivement, sur ce territoire. L’année Capitale a permis la réhabilitation de la Friche, de la construction de nouveaux espaces d’exposition, de présentation, de théâtre. On a l’ambition d’être un bout de quartier, un bout de ville que ce soit un espace public et qu’on soit un exemple à Marseille, un emblème de cette ville qui entre dans un nouvel élan et participer à son rayonnement. D’autres villes l’ont prouvé comme Nantes par exemple, la culture peut accompagner un changement, un changement d’image, de comportement aussi des gens, et la Friche aura son rôle à jouer dans cette dynamique.

    La Tour Panorama à la Friche de la Belle de Mai. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

    La Friche est aussi connue pour Plus belle la vie, le feuilleton télévisé sur France 3. Est-ce qu’on touche l’imaginaire de tout le monde plus avec une sitcom, avec la télé, avec le cinéma, qu’avec des évènements culturels d’une année Capitale ?

    On est dans un monde de médias, de l’image. Donc Plus belle la vie a sa place dans ce monde de l’image et du media, donne une image vraie ou fausse de ce qu’est cette ville et comment les gens se relationnent dans cette ville. La culture, la création artistique, se situe ailleurs et elle a tout à fait sa place dans le rayonnement de cette ville et dans le regard que peuvent porter les gens sur cette ville en France et à l’étranger. Il n’y a pas d’exclusion à faire. La sitcom c’est un projet très grand public qui passe aux heures de grande écoute à la télévision. Nous n’avons pas cette surface médiatique, d’être aux heures de grande écoute à la télévision, mais on a d’autres façons d’exister, et c’est cette carte-là qu’on peut jouer.

    L’un des projets phare de la Friche, c’est la Tour Panorama avec l’exposition d’ouverture Ici, Ailleurs. L’ambition derrière, est-ce devenir un centre d’art contemporain au niveau international ?

    Bien sûr. Nous avons une ambition et une vocation nationale et internationale à la Friche de la Belle de Mai, ambition que nous portonsdéjà depuis 20 ans. On a déjà beaucoup rayonné dans le monde à partir de ce territoire. La Tour Panorama, l’ambition de ce lieu, c’est effectivement que la Friche rayonne en France et à l’étranger par la création à l’art contemporain, tout d’abord par notre résidence internationale puisque nous accueillons de nombreux artistes en résidence ici et on va en accueillir encore plus qui viennent y travailler, y produire, y présenter les projets. Et puis ensuite par la dynamique de notre espace de diffusion. Il faut savoir qu’en 2013, nous allons avoir quatre grandes expositions d’art contemporain. Vous citez Ici et Ailleurs, mais il y en a trois autres qui positionneront la Friche de la Belle de Mai en France comme un des lieux majeurs de ce qui se présente en art contemporain en France en 2013 à côté des grandes institutions que l’on peut voir à Paris.

    Alain Arnaudet, directeur de la Friche la Belle de Mai à Marseille. 11/10/2013 - par Siegfried Forster Écouter

    Ici, Ailleurs est axée sur le thème des deux rives de la Méditerranée. Comment vous reflétez ce sujet à la Friche de la Belle de Mai ?

    Nous avons de nombreux projets de partenariat avec l’autre rive de la Méditerranée. Nous portons un projet de théâtre arabe par exemple qui associe l’Etat palestinien, libanais et tunisien. Nous avons des projets de coopération avec l’Afrique. Donc les projets ici ne manquent pas. On voyage beaucoup, on fait beaucoup voyager les artistes d’un côté à l’autre de la Méditerranée. Au-delà de cela, on a l’ambition d’être encore plus fortement un lieu de dialogue entre la Méditerranée et les autres espaces, parce qu’il y a la Méditerranée mais il y a aussi l’Asie, il y a aussi l’Amérique latine, il y a aussi les Etats-Unis. Il est important que nous jouions ce rôle là de médiateur dans la coopération entre les peuples.

    RFI DOSSIER SPECIAL - MUCEM + MP2013

    ___________________________
    www.lafriche.org
    Le programme Marseille-Provence 2013.
    Le week-end d'ouverture de la Capitale européenne de la culture aura lieu ces 12 et 13 janvier.

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