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France-Allemagne : il y a 50 ans, le traité de l’Elysée

media Le 22 janvier 1963, le général de Gaulle et le chancelier Adenauer signaient le traité de l'Elysée. AFP/Archives

Le 22 janvier 1963, le président français Charles de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer, signaient à Paris le « traité d’amitié franco-allemand ». Moins de vingt ans après la fin de la guerre, les deux pays scellaient une réconciliation par un texte non dénué d’arrière-pensées.

De notre correspondant à Berlin,

« Le traité de l’Elysée est jusqu’à aujourd’hui un énorme mythe ». Cette déclaration ne provient pas d’un opposant féroce du rapprochement franco-allemand mais d’un de ces acteurs centraux, Alfred Grosser. Le politologue de renom, né à Francfort en 1925 avant de fuir l’Allemagne nazie avec ses parents pour la France, a œuvré toute sa vie à la compréhension mutuelle entre les deux peuples. Et ce dès la fin de la guerre.

Le premier mythe entourant le traité de l’Elysée présente le texte comme l’acte fondateur de la réconciliation de la France et de l’Allemagne après trois guerres fratricides en moins d'un siècle en 1870-71, 1914-18 et 1939-45. Car dès la fin du second conflit mondial des personnalités comme Alfred Grosser ou le résistant Joseph Rovan avaient compris qu’il ne fallait pas réitérer l’erreur commise après 1918 avec le traité de Versailles qui avait contribué à humilier l’Allemagne et avait fourni le terreau de la revanche nazie.

Les premiers projets impliquant des échanges de jeunes et des contacts entre les sociétés civiles se mettent en place donc dès l’après-guerre. Les premières villes nouent des relations qui seront ensuite officialisées par des jumelages (environ 2000 aujourd’hui).

Premier rapprochement

Douze ans avant le traité de l’Elysée, le plan Schumann de 1950, prévoyant une gestion commune des productions d’acier et de charbon - deux éléments centraux des guerres passées - pose la première pierre angulaire du rapprochement officiel entre les deux pays. La Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) lancée en 1952 sera ensuite élargie en 1957 avec la fondation de la Communauté européenne. Après le voyage triomphal de de Gaulle en Allemagne en 1962, le chancelier Adenauer écrit à Robert Schumann pour lui rendre hommage : « Avec votre plan, vous avez posé la première pierre de l’amitié franco-allemande. »

L’autre mythe du traité de l’Elysée concerne une vision romantique de l’histoire qui voudrait que les deux pères fondateurs du texte de de Gaulle et Adenauer aient agi par pur idéalisme. Si le septuagénaire français et l’octogénaire allemand marqués par les conflits meurtriers des décennies antérieures ont certainement voulu par leur rapprochement surmonter ce passé, la realpolitik jouait aussi un rôle dans leur décision.

Le général de Gaulle, après la fin de l’empire colonial français, et surtout l’indépendance de l’Algérie, avait besoin d’un allié de poids pour satisfaire ses ambitions internationales et créer un contrepoids à la dominance anglo-saxonne à l’Ouest. La RFA (l’Allemagne de l’Ouest) avait dans les années 1950 obtenu une reconnaissance internationale grâce à la construction européenne balbutiante et l’intégration au sein de l’Otan. Le rapprochement avec la France pouvait approfondir ce processus quelques années après la fin des horreurs nazies. Mais Konrad Adenauer était aussi motivé par sa méfiance grandissante vis-à-vis de ses alliés américains dont le soutien notamment lors de la construction du mur de Berlin n’avait pas été pour lui à la hauteur. De Gaulle avait au contraire exprimé sa solidarité avec la RFA.

Adenauer s'impose

C’est Adenauer qui insiste auprès de son nouvel allié pour que le rapprochement franco-allemand soit scellé par un traité ; de Gaulle se serait contenté d’une simple déclaration. Le chancelier, qui a perdu sa majorité absolue en 1961, gouverne avec les libéraux plus proches des Etats-Unis irrités par le rapprochement avec un de Gaulle critique à l’égard des Etats-Unis. Lorsque le président français, lors d’une conférence de presse le 14 février 1963, dit fermement non à une entrée de la Grande-Bretagne au sein de la communauté européenne et annonce la création d’une force de frappe nucléaire, les atlantistes à Bonn s’alarment.

Certes Adenauer s’impose. Le traité est signé quelques jours plus tard le 22 janvier au palais de l’Elysée à Paris, le siège de la présidence française qui donne son nom au texte. Ce dernier évoque la réconciliation entre les deux pays, prévoit des consultations régulières au plus haut niveau et entre certains ministères, ainsi que la création de l’office franco-allemand pour la jeunesse, réussite majeure, qui en cinquante ans a permis à huit millions d’Allemands et de Français de se rencontrer. Les dossiers économiques comme la culture restent en revanche lettre morte dans le texte. La coopération militaire ne se traduit pas dans les faits jusque dans les années 80. Le retrait de la France des structures intégrées de l’Otan sous de Gaulle renforce les divergences entre les deux pays.

La ratification du traité au Bundestag s’achève par une gifle pour la France et une revanche des atlantistes allemands. Un préambule rajouté, souligne la solidarité avec les Etats-Unis et plaide pour une entrée de la Grande-Bretagne au sein de la Communauté européenne. Adenauer est fragilisé car il s’est engagé à quitter le pouvoir cette même année ; de Gaulle dépité perd donc son allié. Le dialogue avec le nouveau chancelier, l’atlantiste Ludwig Erhard ne fonctionne pas. Les relations entre ses successeurs, Kiesinger et Brandt, et Paris ne sont pas plus fructueuses. De Gaulle après l’adoption du préambule par le Parlement allemand déclare : « Les traités sont comme les jeunes filles et les roses : ça dure ce que ça dure ! »

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