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    Plusieurs personnes ont perdu la vie et des centaines d’autres ont été blessées lors d’une collision entre deux trains, ce mardi 9 février près de Bad Aibling dans le sud de l’Allemagne. L’accident, dont les origines sont inconnues, a fait «environ 100 blessés, plusieurs blessés graves et plusieurs morts», a indiqué à l'AFP Martin Winkler, porte-parole de la police de Rosenheim en Bavière.

    Europe

    Camps de concentration nazis: la mémoire à trous du président suisse

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    Le président de la Confédération helvétique, Ueli Maurer, a affirmé que la Suisse avait été une terre de refuge durant la Seconde Guerre mondiale. Une déclaration qui fait polémique dans le pays. Des documents refont en effet surface, qui démontrent que la Suisse a au contraire expulsé massivement des réfugiés juifs, alors que les autorités connaissaient parfaitement les pratiques du régime hitlérien.

    Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

    La Suisse a-t-elle été « un refuge pour les personnes traquées et menacées » par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale ? C'est du moins ce qu'a déclaré le président de la Confédération helvétique, dans un message adressé à ses concitoyens lors des commémorations de l’Holocauste.

    Cette déclaration suscite la polémique. Elle intervient alors que des documents diplomatiques publiés par la télévision attestent que la Suisse était, dès 1942, parfaitement au courant de l‘existence des camps de concentration et de l’extermination des juifs.

    Les autorités helvétiques avaient en main des rapports détaillés sur les pratiques du régime hitlérien, accompagnées de photos explicites. Malgré tout, Berne décidait des renvois massifs de réfugiés, sans tenir compte des dangers qu’ils couraient.

    La Suisse a sans aucun doute sauvé des milliers de juifs de la barbarie nazie. Mais d’autres ont été ainsi jetés dans la gueule du loup parce que le gouvernement estimait la barque trop pleine et qu’il ne fallait pas trop déplaire à l’Allemagne.

    Il est grand temps pour les Suisses, note l’historien Hans Ulrich Jost, d’assumer les zones d’ombre de leur passé.

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