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Article publié le : dimanche 03 février 2013 à 11:13 - Dernière modification le : dimanche 03 février 2013 à 11:13

Corruption en Espagne: malgré les dénégations de Rajoy, la contestation gronde

Une manifestante  à Malaga affiche une banderole réclamant la démission de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, le 2 février 2013.
Une manifestante à Malaga affiche une banderole réclamant la démission de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, le 2 février 2013.
REUTERS/Jon Nazca

Par RFI

Depuis jeudi 31 janvier, des centaines de manifestants se relaient aux abords du siège du Parti populaire à Madrid, le parti conservateur dont est issu Mariano Rajoy. Selon la presse, notamment le quotidien El Pais, le chef du gouvernement aurait touché des salaires occultes pendant plusieurs années, ce qu’il dément. Mais des documents semblent confirmer ces soupçons.

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Le gouvernement espagnol se trouve dans une situation difficile et tout particulièrement le chef du gouvernement, Mariano Rajoy. Certes, il a nié absolument tout. Jamais il n’a reçu de l’argent noir et « jamais il n’en a distribué ». Jamais son parti, le Parti populaire, n’a eu de compte à l’étranger, en Suisse.

Tous les documents secrets publiés par El Pais seraient donc des faux. Rajoy compte même montrer patte blanche, en publiant dans quelques jours sa feuille de déclaration fiscale. Tout cela est le déni de Rajoy.

Mais ce déni ne convainc pas grand monde. Des manifestations de colère ont explosé à Madrid mais aussi à Barcelone ou à Saragosse. Plusieurs hommes politiques du Parti populaire ont avoué avoir reçu pendant des années de l’argent non déclaré au fisc. Les documents ont été certifiés conformes par plusieurs experts pour ne rien arranger. Bref, Mariano Rajoy est confronté à la force de la preuve.

Ce document indique que le chef du gouvernement a touché au moins 260 000 euros d’argent non déclaré au fisc depuis 2001, ce que nie Rajoy.

Mais cette affaire gravissime fragilise son parti, sa personne et aussi son gouvernement, un an seulement après son arrivée au pouvoir et en pleine récession du pays.

tags: Espagne - Mariano Rajoy
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