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Royaume-Uni: décès de Margaret Thatcher à l'âge de 87 ans

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Margaret Thatcher est décédée ce lundi 8 avril à Londres, d'une attaque, selon les précisions données par son porte-parole, Lord Tim Bell. «Nous avons perdu un grand dirigeant», a réagi immédiatement l'actuel chef du gouvernement, David Cameron. Figure controversée de la vie politique britannique, celle qui était surnommée la «dame de fer» a changé, au dire de ses adversaires les plus coriaces, le visage de l’Angleterre.

Arrivée au pouvoir à la fin des années 1970, Margaret Thatcher a patiemment et parfois avec courage mise en œuvre des réformes économiques et sociales de grande ampleur, déchirant le consensus gauche-droite basé sur le culte de l’Etat-Providence et la toute-puissance des syndicats qui a caractérisé la vie politique anglaise depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Elle a érigé le « Thatcherisme » comme pratique de gouvernance fondée sur le libéralisme économique et la flexibilité du marché du travail. Ses successeurs, même ceux issus de la gauche travailliste, se sont peu écartés de cette doxa libérale de peur d’aliéner la population britannique très largement acquise à la vision individualiste de la société de Margaret Thatcher. « La société n’existe pas », aimait dire celle-ci, appelant chaque citoyen à assumer ses responsabilités au lieu d’attendre d’être pris en charge par l’Etat.

Le succès populaire qu’a connu encore récemment le film The Iron Lady (2012) qui raconte la vie et l’ascension politique fulgurante de Madame Thatcher, avec dans le rôle principal l’actrice américaine Meryl Streep, témoigne de la place importante qu’occupe la défunte Première ministre dans la mémoire collective anglaise. Ce film biographique met l’accent sur la pensée politique de Thatcher, sans oublier d’attirer l’attention du public sur le destin hors du commun de cette femme d’origine modeste qui, à la force de sa seule volonté, a triomphé des obstacles dont son chemin était parsemé.

Les racines populaires

Fille cadette d’un couple de classe moyenne, Margaret Hilda Roberts est née le 13 octobre 1925 dans la petite bourgade de Grantham, dans les Midlands. Sa mère était couturière et son père propriétaire d’une épicerie familiale où les filles de la maison venaient donner un coup de main tous les jours, en rentrant de l’école. L’éducation reçue de ce père méthodiste, imprégné de l’éthique protestante du travail et du mérite, a forgé la philosophie de vie de la future Première ministre.

L’implication active du père dans les affaires de la ville dont il deviendra le maire n’a pas été étrangère non plus à la découverte par sa fille de la politique comme moyen d’améliorer la vie de ses concitoyens. A 13 ans, lorsque les autres jeunes filles de sa classe rêvent du prince charmant, Margaret formule le désir de devenir femme politique et de siéger un jour au Parlement en tant que députée, à l’instar de son héros, un certain Winston Churchill !

Or, grandissant dans une Angleterre encore largement féodale sur le plan politique et où la responsabilité de la gestion du pays était dans les mains d’une élite quasi-exclusivement masculine, née dans les privilèges et l’argent, la jeune Margaret aura un long combat à mener pour réaliser son ambition.

Mais cette ambition n’aura de cesse de l’habiter, à Grantham, puis à l’université d’Oxford où elle entre en 1943 avec une bourse pour faire des études de chimie. Elle se fait rapidement élire présidente de l’association des étudiants conservateurs (les Tories). Ses premières escarmouches politiques datent de cette époque où elle fait campagne pour le candidat des Tories à la mairie d’Oxford. Elle rejoint le Parti conservateur, tout en faisant ses premières armes dans la vie professionnelle en tant que chimiste. Mais la chimie n’était pas tout à fait sa tasse de thé. Elle se recycle en suivant des cours du soir en droit et passe avec succès l’examen d’avocat en décembre 1953. L’exercice du métier d’avocat, en tant que spécialiste du droit fiscal, la rapproche du monde des finances et des entreprises dont elle restera un défenseur fidèle tout au long de son règne.

En 1951, elle se marie avec Denis Thatcher, un riche industriel avec lequel elle aura deux enfants jumeaux, Mark et Carole. Ce mariage de raison plus que d’amour permit à Margaret, devenue désormais « Mrs. Thatcher », de sortir de son milieu et de s’affirmer comme une femme libre, émancipée des tâches domestiques, ce qui lui laisse le temps de se consacrer pleinement à la principale passion de sa vie qui est la politique.

Les premiers pas dans la vie politique

L’entrée véritable de Margaret Thatcher dans la scène politique nationale date de 1950 lorsqu’elle obtint l’investiture de son parti pour se présenter à la députation. A 25 ans, elle est la plus jeune femme candidate à l’élection législative. Malheureusement, le siège que son parti lui assigna était un bastion travailliste.

Malgré le combat acharné que la jeune femme mène pour remporter la circonscription, elle ne sera pas élue, mais se fera en revanche connaître du grand public et des médias dont elle deviendra un temps le chouchou. Elle dut cependant attendre 1959 pour se faire élire à la Chambre des Communes, réalisant ainsi son rêve d’enfant. Devenue députée de la circonscription de Finchley, au nord de Londres, elle entra aussi au gouvernement dirigé par Harold Macmillan en tant que secrétaire d’Etat aux Retraités.

Parlementaire brillante, elle monta rapidement dans l’hiérarchie de son parti. Le chef des Tories de l’époque Edward Heath la prit sous son aile, en la faisant entrer dans son cabinet fantôme (« shadow cabinet ») où elle s’occupe entre 1965-70 des questions liées à la politique de l’énergie, puis au transport et à l’éducation. Lorsqu’en 1970, le Parti conservateur remporte les élections, Heath est nommé Premier ministre. Thatcher rejoint le gouvernement en tant que ministre de l’Education. Elle mène une politique ultra-libérale à la tête de son ministère et effectue des coupes sombres dans le budget de l’éducation, suscitant des vagues de protestations parmi les parents et la jeunesse. Pour avoir aboli la tradition dans les écoles primaire de servir quotidiennement un verre de lait aux enfants, elle est surnommée « voleuse de lait ».

Elle doit faire face aux premières protestations populaires. Les manifestants scandaient sous les fenêtres de son ministère : « Maggie Thatcher, milk snatcher », un surnom qui est le premier d’une longue liste de quolibets dont Thatcher sera la cible tout au long de sa carrière politique. « La dame de fer » en est le plus connu, sans doute parce qu’il correspond à l’inflexibilité et la force de caractère dont elle fit montre en tant que Premier ministre. Pour la petite histoire, rappelons que ce sont les médias russes qui furent les premières à l’affubler du surnom « The Iron Lady » suite à ses discours acerbes dénonçant le communisme.

Vers le sommet

Les années 1970 sont une période difficile pour la Grande-Bretagne. Le pays s’enfonce dans le marasme économique : hyperinflation, déficit budgétaire, baisse de productivité, chômage, grève à répétition… « La Grande-Bretagne sera peut-être le premier pays à passer du développement au sous-développement », titrait Le Guardian. C’est dans ce contexte que Margaret Thatcher qui faisait partie des think-tanks de droite réfléchissant aux moyens de rétablir les finances publiques, effectua un putsch au sein des Tories pour prendre les rênes du parti en 1975. Elle manoeuvra avec perspicacité et renvoya à ses chères études son ancien mentor et le président des Tories Edward Heath qui ne s’était pas encore remis de sa défaite électorale de 1974 aux mains des travaillistes.

Pendant les quatre années qui ont suivi, Thatcher s’est préparée intellectuellement pour gouverner le pays, en se nourrissant de la pensée économique néolibérale dont les gourous de l’époque ont pour noms Friedrich von Hayek (prix Nobel de l’économie 1974), Karl Popper, Milton Friedman. Elle se sépara des ténors de son parti favorables à l’Etat-Providence qui était, selon elle, la principale cause du déclin économique du pays. Elle s’entoura de conseillers, attachés comme elle aux vertus de libre marché et de l’esprit d’entreprise qui vont être les fondements théoriques de la révolution conservatrice qu’elle veut déclencher dans le pays.

Elle est aidée par une nouvelle flambée de grèves qui accule le gouvernement travailliste à convoquer des législatives anticipées en été 1979. L’hiver 1978-79 avait été rude et ponctué de contestations, conduisant les observateurs à le qualifier de « winter of discontent », expression empruntée à Shakespeare. Le pays est menacé par le chaos et la banqueroute. Les Anglais veulent la rupture et donnent leurs voix massivement au Parti conservateur qui promet l’ordre et l’emploi. Le 4 mai 1979, la Reine nomme le chef des Tories Premier ministre et lui confie la tâche de former le nouveau gouvernement du royaume.

Une première à 10, Downing Street !

A la tête de l’exécutif de son pays depuis 1979, Margaret Thatcher a battu deux records. Elle fut la première femme dans l’histoire de la plus vieille démocratie du monde à accéder à la primature. Elle fut aussi la première Premier ministre britannique à exercer trois mandats successifs. Au début de son règne, elle bat également des records d’impopularité pour une Premier ministre fraîchement élue, en imposant d’emblée des réformes de fond douloureuses. Celles-ci ont pour objectif d’assainir l’économie en réduisant drastiquement la dépense publique et en désengageant l’Etat des secteurs entiers de l’industrie. Les industries traditionnelles non rentables sont fermées et d’autres privatisées. Parallèlement, de nombreux acquis sociaux sont supprimés, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.

La révolution thatchérienne est en marche, mais ses premières conséquences sont catastrophiques, avec un nombre record d’entreprises en faillite et l’envolée du chômage qui bondit d’un million au triple. Les émeutes éclatent, notamment à Brixton (1981) où la police de Margaret Thatcher emploie les gros moyens pour ramener la paix. Les critiques fusent de toutes parts, mais la « dame de fer » se montre inflexible en refusant de changer sa politique sous la pression de la rue.

Le tournant intervient au printemps 1982 avec l’éclatement du conflit des Malouines. En bonne stratège, le Premier ministre saisit l’occasion de réaffirmer la grandeur perdue des Britanniques. Elle envoie des troupes pour reprendre le contrôle de ces îles britanniques en Atlantique Sud dont les généraux argentins s’étaient emparés. La victoire et le retour au statu quo ante des Malouines redorent le blason de Margaret Thatcher qui est triomphalement réélue en 1983.

Elle utilise sa popularité retrouvée pour donner un nouvel élan à sa politique de désengagement de l’Etat et la promotion du secteur privé en abaissant la pression fiscale qui s’était révélée être un obstacle majeur à la création d’entreprises. Elle privatise à tour de bras les entreprises sous contrôle d’Etat et favorise la montée d’un véritable capitalisme populaire. Ces mesures ont pour conséquence de faire émerger un secteur tertiaire particulièrement dynamique dont la City de Londres est aujourd’hui le fleuron. L’économie britannique renoue avec la croissance dès le milieu des années 1980, la productivité augmente, mais les réformes engagées par le gouvernement favorisent avant tout les investisseurs et accentuent les inégalités sociales.

La grève des mineurs de 1984-85 fut la grande affaire du second mandat de Margaret Thatcher. La politique confrontationnelle du Premier ministre avec les puissants syndicats miniers opposés à la fermeture des mines, conduisit à la grève qui dura un an. Avec un Premier ministre droit dans ses bottes, l’affrontement tourna progressivement à la défaveur des syndicats qui n’avaient pas réussi à bloquer le pays. Thatcher profitera de cette grève aux conséquences souvent désastreuses pour les familles, pour faire passer des lois réduisant durablement le pouvoir des syndicats. Désormais, elle aura la main libre pour poursuivre ses réformes les plus radicales pour assurer la flexibilité du marché du travail.

Margaret Thatcher et Ronald Reagan avant la rencontre de Camp David, aux Etats-Unis, le 22 décembre 1984. AFP / Archives UPI

Sur le plan international, les années Thatcher se caractérisent par un rapprochement entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Thatcher noua une relation personnelle très forte avec Ronald Reagan qui fut élu à la présidence des Etats-Unis en 1980. Reagan surnommait le Premier ministre britannique « the best man in England ».

Elle partageait ses orientations anti-interventionnistes dans le domaine économique et surtout son anticommunisme viscéral. Les deux leaders collaborèrent étroitement pour affaiblir l’Union soviétique et donnèrent une nouvelle impulsion à la Guerre froide. Cette politique de rapprochement avec l’allié américain était populaire en Angleterre, tout comme l’était le soutien actif apporté par Thatcher à l’Otan et à la capacité de dissuasion nucléaire indépendante.

Le Premier ministre avait moins de succès sur l’Europe et dut se battre bec et ongles pour réduire la contribution financière de son pays au budget de la Commission européenne. Elle aura d’ailleurs gain de cause, mais son opposition à l’avènement d’une Europe fédérale divisa les conservateurs entre eurosceptiques et europhiles, accélérant la chute du deuxième gouvernement Thatcher en 1987. Margaret Thatcher était hostile à la monnaie unique européenne et a défendu avec force sa vision d’une Europe des patries.

Au sein du Commonwealth, elle n’était pas très appréciée non plus, notamment par les chefs d’Etats africains qui regrettaient son opposition systématique aux sanctions internationales contre le régime pro-apartheid en Afrique du Sud.

La chute et après

En 1987, Margaret Thatcher est réélue, malgré un niveau de chômage élevé dans le pays (11%). Elle est le premier Premier ministre britannique du XXe siècle à se faire réélire pour un troisième mandat. Elle poursuit sa politique de privatisation des entreprises nationales (parmi elles British Telecom, British Gas, BP, British Airways, British Steel, les services de distribution de l’eau et de l’électricité). Mais ses politiques sont de plus en plus controversées et suscitent des crispations au sein même de son propre parti. Elle est contestée par ses propres ministres dont les plus importants (Geoffrey Howe, Michael Heseltine) quittent le gouvernement.

Affiche du film The Iron Lady avec Meryl Streep dans le rôle de Margaret Thatcher. DR

Affaiblie par le projet de création d’un nouvel impôt local (« poll tax ») qui s’avère particulièrement impopulaire, Margaret Thatcher est contrainte à la démission en 1990, après avoir gouverné le pays pendant onze ans d’une main de fer. Comme elle n’a pas préparé sa succession, elle est remplacée par John Major, une personnalité consensuelle mais sans convictions.

Thatcher reste députée jusqu’à 1992, représentant à la Chambre des Communes la circonscription de Finchley dont elle a été le porte-drapeau au Parlement sans interruption depuis 1959. Elle ne se présente pas aux législatives en 1992. Annoblie par la Reine, elle siège désormais à la Chambre des Lords. Parallèlement, elle crée sa fondation qui lui permet de voyager à travers le monde, prononçant des discours sur les vertus du libéralisme économique et de la démocratie. Elle écrit aussi ses mémoires qui seront des best-sellers.

Après sa démission de la primature, Margaret Thatcher a continué d’influencer les hommes politiques britanniques, ceux issus du camp conservateur, tout comme ceux représentant l’opposition travailliste. Tony Blair qui mène les travaillistes au pouvoir en 1997 après vingt ans de gouvernement conservateur, a reconnu publiquement le mérite des années Thatcher. Mais le bilan de Thatcher est un bilan en demi-teinte.

Elle laisse à ses successeurs une Angleterre économiquement forte, mais profondément inégalitaire. Les inégalités sociales se sont creusées pendant les années 80, avec de nombreux acquis sociaux supprimés, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation. Selon les historiens, le mépris de Thatcher pour les technocrates et les fédéralistes de Bruxelles est à l’origine des relations compliquées de l’Angleterre avec l’Union européenne.

Habillée éternellement en tailleur bleu clair qui est la couleur fétiche des Tories, Margaret Thatcher demeurera pour beaucoup d’Anglaises la femme qui a brisé le plafond de verre pour se hisser au sommet de l’Angleterre politique peuplée d’hommes. C’est d’ailleurs le parti-pris du film particulièrement émouvant que Phyllida Lloyd et Abi Morgan ont consacré à la « dame de fer ». Dans une des scènes les plus mémorables du film, on voit la jeune Margaret, magnifiquement interprétée par Meryl Streep, accepter la proposition de mariage que lui fit Denis Thatcher en 1950, sans oublier de lui rappeler qu’elle ne sera « jamais de ces femmes-là qui passent l’essentiel de leur temps dans leur coin, au fond de la cuisine, à faire la vaisselle ».

Margaret Thatcher qui aurait eu le 13 octobre prochain 88 ans, souffrait de problèmes de santé graves depuis dix ans. Dans un livre publié en 2008, sa fille Carol a évoqué le combat de sa mère contre la maladie d’Alzheimer. En décembre dernier, elle avait été admise à l’hôpital pour une opération à la vessie. Elle était sortie de l’hôpital, mais était physiquement affaiblie.

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