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Viande de cheval: le scandale prend de l'ampleur

La France a désigné un premier coupable dans le tentaculaire scandale européen de la viande de cheval. La responsabilité de la société agroalimentaire Spanghero est en effet pointée du doigt. La police britannique a quant à elle procédé, jeudi 14 février, aux premières interpellations dans cette affaire. Et ce vendredi 15 février, les résultats des premiers tests effectués ont été rendus publics.
Plusieurs centaines de tonnes de viande d'origine douteuse, 4 millions et demi de plats cuisinés vendus dans 13 pays européens, ce trafic de viande qui semble-t-il durait depuis des mois est en passe de devenir un immense scandale sanitaire.
Dans le volet français, les autorités accusent la société Spanghero, basée dans le Sud-Ouest, de tromperie. Cette société fournissait pas moins de 28 entreprises qui fabriquent des plats préparés comme les lasagnes.
Spanghero aurait délibérement fourni à ses clients de la viande de cheval mêlée à de la viande de bœuf. Les autorités viennent de lui retirer son agrément et par conséquent, depuis jeudi 14 février, les 300 salariés de l'entreprise sont au chômage technique.
En Grande-Bretagne, des tests plutôt rassurants
Au Royaume-Uni, les résultats des premiers tests sont connus. Sur quelque 2 500 échantillons testés, seuls 29 contenaient de la viande de cheval. Le message principal qu’a voulu faire passer aux consommateurs la FSA, l’Agence de sécurité alimentaire est que l’écrasante majorité des produits au bœuf au Royaume-Uni ne contient pas de cheval : « Les exemples que nous avons découverts sont inacceptables mais ils sont l’exception », a ainsi rassuré la directrice de l’Agence.
Les 29 échantillons positifs contenaient plus de 1% de cheval alors qu'ils étaient censés être constitués exclusivement de bœuf, mais ils provenaient de sept produits déjà identifiés et retirés des rayons. Malgré tout, les contrôles se poursuivent : plus de 950 autres tests sont en cours et devraient être publiés d'ici une semaine.
Du cheval également dans des hamburgers et du hachis parmentier
Et l’affaire est loin d’être terminée puisque le même jour, plusieurs grands groupes, dont une chaîne de pubs et d’hôtels, Whitbread, et d’importants fournisseurs de nourriture pour les écoles, les hôpitaux mais aussi les prisons et les casernes militaires, ont admis que certains de leurs produits, notamment des hamburgers et du hachis parmentier ont été contaminés.
La perquisition de deux abattoirs soupçonnés d’avoir fait passer de la viande de cheval pour du bœuf, a conduit à l’arrestation de trois hommes et, ce vendredi, la FSA a annoncé que ses inspecteurs s’étaient rendus dans trois autres usines suspectes.
Le Secours populaire prêt à récupérer les produits contenant du cheval |
Le Secours populaire distribue chaque année des centaines de millions de repas en France. Pour répondre à des besoins qui ne cessent d'augmenter, il est prêt à récupérer les plats contenant de la viande de cheval. A condition, insiste Julien Lauprêtre, président de l’association, que leur sécurité sanitaire soit garantie : « Il faut que ce soit de la marchandise qui réponde à tous les critères, et il ne faut surtout pas qu’on développe l’idée, comme ce sont des marchandises un peu douteuses, que c’est bon pour les pauvres. Non, nous avons un grand respect pour les victimes de la pauvreté. » Les consommateurs seront informés Deuxième condition : les produits devront être correctement étiquetés. « On est preneur si vraiment sur les étiquettes, il est bien indiqué : "là il y a du cheval, là il y a autre chose". Nous sommes bien placés au Secours populaire pour parler de ces questions, parce que nous avons un problème avec la viande de porc. Il y a des gens qui disent : "nous, on ne veut pas de porc". (…) Il faut que [les gens puissent consommer ces produits] en toute connaissance de cause. » La conservation des produits surgelés coûte cher. Le Secours populaire s’engage à en assumer les conséquences : « On fera appel à des grandes entreprises qui disposent de frigos. L’essentiel, c’est que de la bonne marchandise ne soit pas jetée au moment où il y a des gens qui meurent de faim dans notre pays. » Pour l'instant, rien n’est encore décidé. Les associations et les supermarchés attendent la fin de l’enquête. |

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