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    Europe

    Présidentielle: Chypre dans l’attente de l'aide européenne

    media Le ministère des Finances chypriote, à Nicosie. Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, l'économie devrait poursuivre sa chute en 2013 (-3,5%). REUTERS/Yorgos Karahalis

    Le deuxième tour de l’élection présidentielle se déroule dimanche 24 février à Chypre. Ce n’est qu’après cette échéance que l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le FMI prendront une décision sur l’aide à accorder à ce pays en grande difficulté financière.

    En juin dernier, Chypre a demandé l’aide de l’Europe pour sortir son secteur bancaire du marasme. Mais début février, les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de repousser après l’élection présidentielle toute décision à ce sujet.

    Dimanche s’affrontent pour ce deuxième tour de l’élection présidentielle un candidat conservateur, Nicos Anastasiades, favorable au recours le plus rapide possible à l’aide de l’Union européenne et du Fond monétaire international (FMI), et un candidat soutenu par les communistes, Stavros Malas, qui attend aussi l’aide internationale, mais en allégeant le programme de mesures d’austérité qui en est la contrepartie.

    Entre 6 et 9 milliards d'aide requise

    Chypre a déjà un plan de réduction des dépenses équivalant à 7,5% de son PIB sur quatre ans. Mais les dernières prévisions de la Commission européenne ne sont guère engageantes : l'économie, qui a connu une récession de 2,3% en 2012, devrait poursuivre sa chute en 2013. On prévoit un recul de 3,5%. Et la reprise n'est pas attendue avant 2016.

    Avant de se prononcer sur leur aide, les Européens et le FMI ont exigé un audit sur l’état du système financier chypriote et l’étendue de ses besoins. Les résultats viennent d’être rendus publics : selon le fonds d’investissement PIMCO (Pacific Investment Management Co), chargé de cette enquête, le secteur bancaire chypriote a besoin d’une aide évaluée entre 6 et 9 milliards d’euros selon les scenarios retenus.

    Un risque pour l’ensemble de la zone euro

    Cette évaluation est inférieure à celle de l’agence de notation Standard et Poor’s, qui estimait que l’aide à Chypre devrait atteindre environ 15 milliards d’euros. Certaines hypothèses avaient même placé la barre à 17 milliards d’euros…

    Quel qu’en soit finalement le montant, le principe d’une aide à Chypre ne fait plus guère de doute. Le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, vient d’affirmer que, selon lui, Chypre présente un risque bien supérieur à l’importance réelle de son économie. Les difficultés du pays peuvent déstabiliser l’ensemble du système financier de la zone euro.

    Prochaine échéance cruciale : juin 2013

    Il est vrai que les banques chypriotes sont très impliquées dans la crise grecque, dont elles subissent le contrecoup. Ces banques ont de nombreuses filiales en Grèce et les marchés sont très attentifs à l’évolution de Chypre. Pour Klaus Regling, « il nous faut une décision bientôt, sinon cela représente un risque pour la zone euro ».

    Outre l’élection présidentielle, qui a suspendu la décision européenne, certains membres de la zone euro sont réticents à tendre la main à Chypre si cette île méditerranéenne ne s’engage pas plus activement dans la lutte contre le blanchiment de capitaux. De plus, les futurs créanciers de Chypre souhaiteraient que l'île s’engage dans un programme de privatisations, une perspective qui ne suscite pas l’enthousiasme du gouvernement chypriote.

    Et le temps presse : Chypre doit faire face en juin prochain à une lourde échéance. A cette date, Nicosie doit rembourser près d’un milliard et demi d’euros.

    Les enjeux du scrutin

    Avec notre correspondant à Nicosie, Michel Picard

    Pour la première fois à Chypre, les négociations de réunification sont relayées au second plan des enjeux de société, derrière la crise économique. La manne touristique et ses deux millions et demi de visiteurs par an ne suffit plus.

    Le taux de chômage a doublé en deux ans et va atteindre les 15%. Le pays, au bord de la faillite, a demandé en juin l'aide de Bruxelles à hauteur de 17 milliards d'euros, l'équivalent de son produit intérieur brut (PIB).

    C'est là que les positions divergent. Le conservateur Nikos Anastasiades mise sur l'austérité comme électrochoc. Un mal que beaucoup jugent nécessaire. Baisse de 15% du salaire des fonctionnaires, privatisations, coupes budgétaires, grand ménage dans les banques accusées d'être des lessiveuses pour l'argent russe.

    Stavros Malas, lui, soutenu par le parti communiste, préfère miser sur des mesures plus consensuelles, quitte à engager un bras de fer avec la troïka. Il croit à un nouvel engagement russe après les 2 milliards et demi d'euros déjà prêtés l'an dernier.

    La Russie compte à Chypre 40 000 entreprises qui bénéficient du très faible impôt sur les sociétés à 10%. Le paradoxe économique, c'est la découverte, il y a un peu plus d'un an, de gigantesques réserves de gaz offshore qui devraient rapporter plusieurs centaines de milliards d'euros, mais pas avant six à huit ans.

     

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