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    Europe

    Chypre: les raisons d’une faillite

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    Les dirigeants chypriotes doivent se prononcer, ce jeudi 21 mars 2013, sur un « plan B » destiné à empêcher une faillite de l'île après le rejet par le Parlement d'une taxe sur les dépôts bancaires. Les bailleurs de fonds européens se montrent prêts à donner une deuxième chance au pays en plein marasme, où les banques sont fermées, pour empêcher une ruée aux guichets des clients et une fuite massive de capitaux.

    Chypre est en train de vivre une situation inédite. Les banques fermées depuis cinq jours le resteront cinq jours encore. Une partie des distributeurs automatiques du pays sont bloqués, et tous les virements bancaires également. Cette paralysie du système financier pénalise énormément l'économie réelle. C’est un coup très dur pour les entreprises, déjà fragilisées par la récession dans laquelle le pays est plongé.

    Comment Chypre, membre de la zone euro depuis 2008, en est-elle arrivée là ?

    Tous les ingrédients de la crise majeure qu’ont vécue la Grèce, l'Espagne, l'Irlande ou l'Islande sont réunis à Chypre : bulle financière, bulle immobilière, déficits budgétaires et dette extérieure colossale. L’économie réelle du pays, est, quant à elle, trop axée sur le tourisme, et est très faible par rapport au secteur bancaire qui pèse sept fois le PIB (produit intérieur brut). Elle n’est donc pas une source de PNB (produit national brut) important. Et quand la crise a touché le secteur financier de Chypre, l’état n’a pas eu les ressources fiscales nécessaires issues de la génération de richesses réelles permettant de faire face aux pertes des banques.

    Des pertes causées par la crise Grecque

    La Grèce est aussi une des causes principales de la crise chypriote. En effet, il y a un an, lorsque l'Union européenne (UE) a imposé un effacement de la dette grecque, les deux principales banques de l’île, qui tenaient des bons du trésor grecques, ont subi une perte d’environ 4,5 milliard d’euros. Les banques chypriotes sont aussi très exposées à la faiblesse de l’économie grecque. Elles ont prêté aux entreprises et aux ménages grecs à hauteur de 23 milliards d'euros. Mais la Grèce n'est pas le seul responsable.

    Chypre a aussi accumulé les déséquilibres budgétaires durant des années. Si sa dette s'élève aujourd'hui à 80% du PIB, un prêt extérieur la portera sans doute à 140% ou 150%, estime Bruxelles. A cela, s’ajoute le marasme économique : l’an dernier, le PIB chypriote a reculé de 2,4 % et devrait encore plonger de 3,5 % cette année. La reprise économique n'est pas attendue avant 2015.

    Un sauvetage nécessaire

    La communauté russe à Chypre 11/10/2013 - par Heike Schmidt Écouter

    Dans un tel contexte, l’ile au bord de la faillite, ne peut pas s’en sortir sans un plan de sauvetage. L’Union européenne a trouvé la solution le weekend dernier : un prêt de
    10 milliard d’euros à condition que l'état chypriote taxe tous les dépôts bancaires dans l’ile, ce qui devrait rapporter au pays 5,8 milliards d'euros. Après le tollé déclenché par l’annonce d’une telle taxe, le parlement chypriote, sous la pression de la population, a refusé le plan mardi 19 mars 2013.

    En proposant cette taxe, l’Union européenne a voulu faire évoluer Chypre vers un modèle économique plus conforme aux autres pays européens. Il n'y a pas de raisons pour que l'UE tolère plus longtemps une sorte de paradis fiscal en son sein, dont l'origine des capitaux n'est pas vérifiée. De plus ce fonctionnement provoque une sorte de concurrence déloyale pour les autres États membres. L'Allemagne, qui a toujours fait de la lutte contre le blanchiment d'argent dans les banques chypriotes un point central, a soutenu une solution mettant à contribution les déposants, parmi lesquels de grosses fortunes russes.

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