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Article publié le : samedi 06 avril 2013 à 06:44 - Dernière modification le : samedi 06 avril 2013 à 06:44

Austérité budgétaire: au Portugal, le gouvernement doit revoir sa copie

Les manifestants portent les portraits du Premier ministre Passos Coelho et des membres du cabinet  sur lequelles ont peut lire «voleur». Lisbonne, le 16 février 2013.
Les manifestants portent les portraits du Premier ministre Passos Coelho et des membres du cabinet sur lequelles ont peut lire «voleur». Lisbonne, le 16 février 2013.
REUTERS/Jose Manuel Ribeiro

Par RFI

Le gouvernement va devoir revoir son projet de budget pour 2013. La Cour suprême a retoqué une partie des mesures d'austérité adoptées pour réduire le déficit. Le gouvernement social-démocrate doit désormais trouver de nouvelles pistes pour éconmiser 860 millions d'euros. Le Premier ministre Pedro Passos Coelho a convoqué un conseil des ministres exceptionnel ce samedi 6 avril, dans l'après-midi.
 

Avec notre correspondante à Lisbonne, Marie-Line Darcy

La Cour constitutionnelle portugaise a mis fin au suspens qui durait depuis plusieurs semaines. Elle devait se prononcer sur un ensemble de neuf mesures inscrites au budget de l’Etat pour 2013, mesures qui allaient dans le sens du programme international de redressement de l’économie portugaise.

Quatre de ces neuf mesures sont remises en cause : la supression du 14e mois de salaires des fonctionnaires et du 14e mois des retraités et les prélèvements exceptionnels de 6 et 5 % sur les indemnités chômage et maladie. L’effet est rétroactif au 1er janvier.

Un manque à gagner conséquent pour le gouvernement

Les fonctionnaires respirent. Ils vont pouvoir recevoir leurs primes de vacances cette année, ce fameux 14e mois sacrifié sur l’autel de l’austérité. En revanche c’est un coup dur pour le gouvernement. Ces mesures désormais inconstitutionnelles représentent 1, 3 milliards d’euros sur un total de 5 milliards de recettes supplémentaires prévues en 2013. Le gouvernement n’a guère de marge de manœuvre pour atteindre les objectifs fixés par l’Union européenne et le Fonds monétaire international. Et ce alors qu’il a déjà failli à son objectif de ramener à 5% le déficit l’an dernier.

Tous les indicateurs sont dans le rouge. Le premier ministre Pedro Passos Coelho est aussi fragilisé par la démission, il y a deux jours, du ministre Miguel Relvas, son fidèle bras droit et soupape de sécurité politique. Conséquence de la décision de la Cour constitutionnelle, un conseil des ministres exceptionnel doit se tenir ce samedi à Lisbonne.

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